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Interpellations d'opposants en Angola après une manifestation


Des opposants comparaissent lors d’un procès à la Cour provinciale de Huambo, Angola

Des opposants comparaissent lors d’un procès à la Cour provinciale de Huambo, Angola

Douze manifestants qui protestaient contre les verdicts d'emprisonnement prononcés le 28 mars contre des militants d'opposition en Angola ont été interpellés lundi puis relâchés en soirée dans la ville côtière de Benguela.

Un autre opposant au régime du président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979, a été interpellé à Luanda, a rapporté un journaliste.

A Benguela (500 km au sud de Luanda), la police a confirmé à l'AFP les arrestations de Benguela.

"Les 12 jeunes gens arrêtés seront déférés au tribunal pour désordre public", a déclaré le porte-parole de la police de Benguela, Pinto Caimbabo, ajoutant: "La manifestation était illégale parce que (...) la date coïncidait avec la célébration des 14 ans de paix que l'Angola commémore aujourd'hui".

En début de soirée, la radio Despertar a annoncé la remise en liberté des 12 de Benguela.

L'Angola célèbre le 4 avril la fin de la guerre civile, qui a ravagé le pays entre l'indépendance en 1975 et 2002, date des accords de paix.

Selon les opposants Nelson Mohamed et Moises Eduardo Ngumbe, qui avaient échappé à l'arrestation, les manifestants arrêtés "étaient tous membres du Mouvement révolutionnaire, et manifestaient pour exiger de meilleures conditions de vie, de santé, et pour la libération" des militants du même Mouvement révolutionnaire, condamnés la semaine passée à des peines de 2 à 8 ans et demi de prison.

Ce verdict avait été jugé "scandaleux" par des organisations de défense des droits de l'homme.

Selon Nelson Mohamed et Moises Eduardo Ngumbe, la date de la manifestation avait été sciemment décidée, "pour démontrer au monde que nous ne sommes pas en paix (...). Lorsqu'on tente de manifester, la police et le gouvernement répondent avec des armes lourdes, comme en temps de guerre".

Les deux militants contactés par l'AFP n'ont pas fait état de blessures.

Par ailleurs, un autre opposant, Antonio Quissanga Beimani, a été arrêté à Luanda alors qu'il préparait une manifestation annoncée en soirée, selon un journaliste contacté par l'AFP.

Avec AFP

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