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Internet coupé à Kinshasa


Des manifestations contre une modification de la loi électorale se sont poursuivies mardi pour la deuxième journée consécutive.

Des manifestations contre une modification de la loi électorale se sont poursuivies mardi pour la deuxième journée consécutive.

Les fournisseurs de service de télécommunication et d’Internet ont reçu l’ordre de couper l’Internet au deuxième jour de manifestations contre une modification de la loi électorale devant être adoptée au parlement de la République Démocratique du Congo.

"L'Agence nationale du renseignement (ANR) nous a donné l'ordre de couper internet pour Kinshasa jusqu'à nouvel ordre", a déclaré à l'AFP le responsable d'un opérateur sous le couvert de l'anonymat.

"A ma connaissance, cela s'applique à tous les opérateurs", a indiqué un autre.

VOA Afrique a tenté en vain de joindre les services de sécurité.

En outre, les envois de sms étaient impossibles depuis le début de la matinée de mardi et les services 3G étaient indisponibles, selon des journalistes de l'AFP et de nombreux habitants.

Cette coupure de services de télécommunications intervient alors que Kinshasa était en proie mardi à de nouveaux troubles, avec des affrontements épars entre policiers et habitants dans les quartiers sud principalement.

Des journalistes de l'AFP ont vu un mini-bus brûler et ont assisté au pillage d'un magasin tenu par des Chinois, auquel des soldats ont rapidement mis fin en tirant en l'air.

A la mi-journée, des milliers de personnes quittaient le centre-ville pour regagner leur quartier, en l'absence de transports en commun, et alors que les boutiques qui avaient ouvert fermaient les unes après les autres.

Quatre personnes au moins, dont deux policiers, ont été tuées lundi à Kinshasa, selon un bilan gouvernemental, lors de violences qui ont éclaté alors que des opposants avaient appelé la population à "occuper massivement le Parlement" pour protester contre le projet de loi électorale en cours d'examen.

Le gouvernement a reconnu que ce texte risque d'entraîner un report de la présidentielle de 2016. Ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

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