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La Guinée risque un embrasement généralisé, avertit International Crisis Group


Des habitants du quartier majoritairement peuhl de Bambeto, à Conakry, peu après la mort par balles d'Abdoulaye Bah, 20 ans, le 17 novembre dernier

Des habitants du quartier majoritairement peuhl de Bambeto, à Conakry, peu après la mort par balles d'Abdoulaye Bah, 20 ans, le 17 novembre dernier

Le groupe demande à la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour faire cesser les attaques contre des civils, et empêcher que les frictions dégénèrent en violence ethnique.

La violence postélectorale en Guinée présente un grand risque pour ce pays et pour toute la région selon le groupe de recherche sur les conflits armés International Crisis Group.

Dans son alerte, le groupe demande à la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour faire cesser les attaques contre des civils et empêcher que les frictions dégénèrent en violence ethnique à grande échelle, qui déclencherait une instabilité régionale.

Au lendemain de l'instauration de l'état d'urgence par le président de la transition, le Général Sékouba Konaté, un calme relatif semblait prévaloir aujourd’hui en banlieue de Conakry et en Moyenne-Guinée, les fiefs du candidat Cellou Dalein Diallo.

Des policiers guinéens face aux militants de l'UFDG de Cellou dalein Diallo

Des policiers guinéens face aux militants de l'UFDG de Cellou dalein Diallo

Après l’annonce de la victoire d’Alpha Condé lundi, la capitale et d’autres villes ont été secouées par des violences, qui ont fait au moins 10 morts selon la Raddho et d’autres ONG.

Le département d’Etat américain a condamné ces violences, disant que de tels incidents n’avaient pas leur place dans l’état démocratique auquel aspire la Guinée. Les Etats-Unis ont lancé un appel aux leaders politiques guinéens, comme d’autres pays et organismes internationaux le font depuis l’annonce des résultats, afin qu’ils parviennent réellement à éviter toute forme de violence.

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