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Inde : cinq tués lors des manifestations contre la mort de 52 victimes de séparatistes du NDFB


Un colon tribal indien crie des slogans comme il bloque une route avec d'autres manifestants en signe de protestation contre l'attaque par un groupe séparatiste dans le village indigène Shamukjuli dans l'Etat d'Assam en Inde, le 24 décembre 2014.

Un colon tribal indien crie des slogans comme il bloque une route avec d'autres manifestants en signe de protestation contre l'attaque par un groupe séparatiste dans le village indigène Shamukjuli dans l'Etat d'Assam en Inde, le 24 décembre 2014.

La police a tiré sur des manifestants qui protestaient ce mercredi dans l'Etat d'Assam, dans le nord-est du pays, après la mort d’au moins 52 personnes dans une série d'attaques dont la responsabilité est imputée aux séparatistes du Front démocratique national de Bodoland (NDFB).

Cinq personnes ont été tuées ce mercredi dans les affrontements entre forces de sécurité et manifestants.

Des centaines de cueilleurs de thé, munis d'arcs, de flèches et projectiles sont descendus dans la rue, malgré le couvre-feu décrété dans l'Etat d'Assam, après les attaques à l’arme à feu perpétrées en quatre lieux mardi par les rebelles du NDFB.

Les victimes, dont au moins dix femmes et 13 enfants, étaient pour la plupart des cueilleurs de thé, originaires d'autres parties de la Grande Péninsule.

Les forces de sécurité indiennes ont lancé le mois dernier une offensive contre le NDFB, mouvement illégal qui revendique la création d'un foyer national pour le peuple Bodo.

Au cours des années écoulées, les Bodo ont commis plusieurs raids sanglants contre les musulmans et les membres de la tribu Adivasi.

Les attaques de mardi ont dû être déclenchées par des radicaux du NDFB opposés aux pourparlers en cours entre le gouvernement fédéral et une faction modérée. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a dénoncé des « actes lâches » et dépêché sur place son ministre de l'Intérieur.

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