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Incendie criminel à l'université de Johannesburg après une série d'attaques contre des écoles


Un étudiant de deuxième année de génie civil à l'Université Wits, à Johannesburg, 22 avril 2014.

Un étudiant de deuxième année de génie civil à l'Université Wits, à Johannesburg, 22 avril 2014.

Les responsables de l’université évoquent un acte criminel après un incendie qui a détruit l'auditorium et les ordinateurs.

Les dégâts sont estimés à 5,7 millions d'euros, a annoncé lundi le vice-chancelier de la faculté, dénonçant "le dernier acte criminel en date d'une longue série" visant le système éducatif sud-africain.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des inconnus sont entrés par effraction dans l'Université de Johannesburg. L'incendie, qui n'a pas fait de victime, a non seulement détruit l'auditorium de 1.000 places - où sont organisées les cérémonies de remise de diplômes - mais aussi des salles d'ordinateurs.

"Les pyromanes qui ont provoqué des dégâts évalués à 100 millions de rands (5,7 millions d'euros) dans le principal auditorium de l'Université de Johannesburg la nuit dernière seront traduits devant la justice", a assuré le vice-chancelier, Ihron Rensburg bien que personne n'ait encore été arrêté.

"Il n'y a aucun doute qu'il s'agit du dernier acte criminel en date d'une longue série dirigée contre les institutions d'éducation, autant primaire, secondaire et universitaire, de notre pays - des actes criminels qui doivent être condamnés dans les termes les plus forts", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Plusieurs établissements scolaires et universitaires sud-africains ont été récemment endommagés par des manifestants.

Début mai, une vingtaine d'écoles ont été incendiées dans la province du Limpopo (nord). Les manifestants protestaient contre le redécoupage électoral à trois mois des élections municipales.

Le président sud-africain Jacob Zuma avait alors implicitement accusé Julius Malema, leader du parti radical de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) et originaire de cette province, d'être derrière ces destructions. Julius Malema avait formellement démenti.

"Nous ne laisserons pas une minorité minuscule et violente détruire les infrastructures nécessaires à notre tâche" d'éducation, a assuré lundi Ihron Rensburg, précisant que la faculté resterait ouverte après l'incendie.

L'Université de Johannesburg avait participé en 2015 à un vaste mouvement national estudiantin contre l'augmentation des frais de scolarité, qui s'était traduit par la destruction de bâtiments. Depuis ces grèves, la grogne continue de façon sporadique dans certains campus.

Avec AFP

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