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Les forces loyales libyennes reprennent le contrôle d'un bastion des jihadistes à Benghazi


Un élément des forces armées libyennes est assis à l’arrière d’un véhicule qui avance dans l'ouest de Benghazi, en Libye.

Un élément des forces armées libyennes est assis à l’arrière d’un véhicule qui avance dans l'ouest de Benghazi, en Libye.

Des forces armées loyales à une autorité basée dans l'est de la Libye ont annoncé avoir pris le "contrôle total" d'un quartier considéré comme un bastion de groupes jihadistes dans la ville de Benghazi.

"Nous avons pris le contrôle total du secteur de Qawarcha", à 10 km à l'ouest du centre de Benghazi, qui était un repaire pour le groupe d'Ansar Asharia, proche d'al-Qaïda et classé comme terroriste par l'ONU et les Etats-Unis, a annoncé Ahmad Mesmari, porte-parole de ces forces commandées par un maréchal controversé, Khalifa Haftar.

La Libye, pays riche en pétrole d'Afrique du Nord, compte plusieurs groupes jihadistes actifs sur son territoire.

La lutte contre ces derniers est compliquée par le fait que deux autorités rivales se disputent le pouvoir: un "gouvernement d'union nationale", issu d'un accord parrainé par l'ONU, basé à Tripoli et reconnu par une grande partie de la communauté internationale et une autorité rivale dans l'est que soutient le maréchal Haftar. Ce dernier s'est autoproclamé chef de l'armée nationale libyenne (ANL).

Berceau de la révolution qui mit fin en 2011 au régime de Mouammar Kadhafi, Benghazi, deuxième ville de Libye située à 1.000 km à l'est de Tripoli, était ensuite tombée aux mains des jihadistes.

M. Mesmari n'a pas donné le bilan des victimes des derniers affrontements, mais une source militaire avait fait état mercredi d'un bilan de 12 morts en deux jours parmi les forces du maréchal Haftar. Un autre porte-parole des forces pro-Haftar, Ali al-Thabet, a fait état de 13 "extrémistes" tués. Ces bilans n'ont pas pu être vérifiés de source indépendante.

L'envoyé spécial des Etats-Unis en Libye, Jonathan Winer, a salué sur son compte Twitter "les durs sacrifices endurés par l'Armée nationale libyenne cette semaine (...) dans des combats contre le terrorisme à Benghazi",

Jusqu'ici, les diplomates occidentaux évitaient d'afficher leur soutien aux forces de Khalifa Haftar, dans la mesure où ce dernier ne fait pas l'unanimité en Libye et il est considéré par plusieurs capitales occidentales comme un obstacle à la paix.

Benghazi est le théâtre depuis plus de deux ans de combats quotidiens entre les forces du maréchal Haftar et des milices jihadistes qu'elles tentent de chasser de la ville. Parmi elles figurent notamment le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes dont fait partie Ansar Asharia, un groupe proche d'Al-Qaïda, et le groupe Etat islamique.

Les forces du maréchal Haftar ont affirmé avancer dans le quartier de Qanfouda, plus à l'ouest, un des derniers secteurs où sont désormais acculés les jihadistes anti-Haftar.

Les forces du gouvernement d'union luttent elles contre le groupe Etat islamique (EI) dans la ville côtière de Syrte.

Avec AFP

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