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Impasse sur l'immigration au Congrès


(AP)

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Alors que les parlementaires américains s’apprêtaient à quitter la capitale pour leurs cinq semaines de vacances annuelles, rien n’indiquaient qu’ils se mettraient d’accord, in extremis, sur une réforme quelconque de l’immigration.

Tant à la Chambre des représentants, contrôlée par les Républicains, qu’au Sénat, où les démocrates détiennent la majorité, les législateurs devaient se prononcer jeudi sur des mesures visant à gérer la crise suscitée par l’afflux de plus de 57 000 enfants non accompagnés d'Amérique centrale. Ces petits sans-papiers sont entrés illégalement aux Etats-Unis depuis octobre 2013, à la recherche d’une vie meilleure.

Mais même avant les votes prévus jeudi, les législateurs avaient admis qu'ils ne seraient pas en mesure de combler le gouffre qui les sépare avant de partir en vacances.

Le président américain Barack Obama a demandé au Congrès 3,7 milliards de dollars pour faire face à la crise à la frontière avec le Mexique. Il veut faire aménager des logements temporaires supplémentaires pour les petits sans-papiers, originaires pour la plupart du Guatemala, Honduras et El Salvador, et faire nommer des juges à qui il reviendra d’examiner leurs dossiers et de statuer s’ils doivent rentrer dans leur pays d'origine ou recevoir l'asile humanitaire aux États-Unis.

Entre-temps, la Haut-Commissaire des Nations Unies (Onu) aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exprimé son inquiétude à propos du projet de rapatriement des quelques 57 000 sans-papiers dans leur pays d'origine, où beaucoup vivaient dans des quartiers pauvres en proie à la criminalité. Leur expulsion ne devrait avoir lieu « que si leur protection est assurée », a-t-elle dit.

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