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L'Europe et le Mali travaillent main dans la main sur l'immigration


Ibrahim, originaire du Mali, devant un centre de refugies à Malilla, une enclave nord africaine appartenant à l'Espagne, en mars 2014.

Ibrahim, originaire du Mali, devant un centre de refugies à Malilla, une enclave nord africaine appartenant à l'Espagne, en mars 2014.

L'Union européenne promeut la migration légale en Europe tout en abordant les causes de l'immigration massive des Maliens.

Le Mali et l'Union européenne se sont accordés pour "gérer ensemble" l'immigration, en finançant des projets pour lutter contre ses causes et promouvoir la migration légale, selon un communiqué conjoint publié vendredi au terme de la visite à Bamako du ministre néerlandais des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie néerlandaise Bert Koenders, dont le pays assure la présidence de l'UE, a entamé jeudi par le Mali une tournée, au nom de l'Union, devant ensuite le mener au Ghana et en Côte d'Ivoire.

Cette tournée est axée sur l'application du plan d'action adopté entre États européens et africains au sommet de La Valette sur l'immigration en novembre, a-t-il rappelé lors d'une rencontre avec le Premier ministre malien Modibo Keïa.

"Nous avons essentiellement discuté de trois points", a-t-il indiqué, citant "comment faire en sorte que les gens profitent davantage de leur famille en restant qu'en partant en Europe", l'arrêt de l'immigration clandestine qui provoque des morts en Méditerranée et la promotion de la "migration légale: travail saisonnier, bourses, etc.".

L'UE avait décidé à La Valette d'aider financièrement l'Afrique pour endiguer les flux de migrants, avec un fonds d'1,8 milliard d'euros.

Bamako et Bruxelles "se sont engagés à gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects", selon le communiqué conjoint, se référant aux "principes de solidarité , de partenariat, et de responsabilité partagée" face aux drames de la migration irrégulière".

Les deux parties se sont notamment accordées pour "lutter contre les causes profondes" de ce phénomène par des investissements au Mali et "en créant des emplois décents" pour la jeunesse de ce pays, ainsi que par une "sensibilisation de la population contre les risques de la migration irrégulière".

"Trois projets au profit du Mali ont déjà été approuvés pour un montant de 43,5 millions d'euros (soit environ 28,5 milliards de FCFA) et d'autres seront proposés pour adoption le 18 avril", indique le communiqué.

Ces projets sont destinés à appuyer notamment la mise en oeuvre de l'accord, pour la paix au Mali, signé en mai-juin 2015 entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes qui ont contrôlé le nord du pays de mars-avril 2012 jusqu'au lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une opération militaire qui se poursuit actuellement.

M. Koenders, qui a été le premier chef de la Mission de l'ONU au Mali, a également visité le siège de la police de l'air et des frontières, qui délivre les passeports biométriques maliens mis en service le 4 avril, et promis le soutien de l'UE à la modernisation de l'état-civil au Mali.

Avec AFP

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