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Après le Malawi, la CPI épingle le Tchad au sujet de Omar el-Béchir


Omar el-Béchir (archives)

Omar el-Béchir (archives)

La Cour pénale internationale accuse le Tchad de n’avoir pas arrêté le président soudanais Omar el-Béchir lors de son séjour au Tchad au mois d’août. La CPI a indiqué mardi qu’elle va référer le Tchad au Conseil de sécurité de l’ONU. Le Malawi a subi le même sort pour avoir permis au président Béchir de prendre part à un sommet régional au mois d’octobre.

La CPI a lancé un mandat d’arrêt contre le dirigeant soudanais en rapport avec des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans la région du Darfour, dans l’Ouest du Soudan.

En tant que membres de la CPI, le Tchad et le Malawi n’ont pas assumé leurs responsabilités lorsqu’ils ont refusé d’arrêter le président soudanais, a indiqué le porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah.

Le Conseil de sécurité et l’assemblée des Etats parties à la CPI décideront des éventuelles actions à prendre contre ces deux pays, a déclaré le porte-parole.

Le chef de la diplomatie malawite a dit que son pays n’a pas l’obligation d’arrêter M. Béchir, un chef d’Etat en poste bénéficiant de l’immunité sous le droit international. En annonçant son action, la CPI a clairement indiqué que les pays ne peuvent pas évoquer la question de l’immunité pour refuser d’arrêter des personnes qu’elle a inculpées.

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