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Huit morts dans l'explosion d'une mine au passage d'un minibus en Somalie


Des passagers embarquent dans un bus pour Nairobi près de la frontière kéyane en Somalie, le 8 décembre 2014. (Photo d'illustration)

Des passagers embarquent dans un bus pour Nairobi près de la frontière kéyane en Somalie, le 8 décembre 2014. (Photo d'illustration)

Au moins huit personnes ont été tuées et une vingtaine blessées jeudi par l'explosion d'une mine au passage de leur minibus à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la capitale somalienne Mogadiscio.

"Il y a eu un incident terrible, une mine a explosé et touché un minibus", a affirmé Mohamed Wedow, un témoin de l'explosion qui a eu lieu dans la localité de Lafole (sud de la Somalie), à environ 18 km de Mogadiscio. "Au moins huit personnes ont été tuées et plus d'une vingtaine blessées", a-t-il ajouté.

Selon un journaliste de l'AFP qui s'est rendu sur place, l'explosion a complètement éventré le minibus.

Plusieurs personnes qui ont pu être extraites du minibus étaient gravement blessées, ce qui fait craindre un bilan plus lourd, selon les témoins interrogés par l'AFP, qui ont affirmé que l'explosion était due à une mine.

Un habitant d'un village proche, Abdurahman Hussein, a affirmé à l'AFP que le bilan était "de près de dix morts", ajoutant que tous les passagers du minibus avaient été tués ou blessés.

L'attaque n'avait pas été revendiquée jeudi dans l'immédiat, mais les rebelles islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, utilisent régulièrement ce mode opératoire pour perpétrer leurs attentats.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), déployée depuis 2007 en Somalie, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.

Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils orchestrent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - souvent jusque dans la capitale - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom.

Ces derniers mois, ils ont ainsi revendiqué plusieurs opérations spectaculaires et meurtrières, tant à Mogadiscio (notamment contre des hôtels fréquentés par des hommes politiques) que contre des bases de l'Amisom.

Avec AFP

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