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HRW appelle à de nouvelles sanctions contre des autorités de la RDC


Le président Joseph Kabila prononce un discours devant le Congrès au Palais du Peuple à Kinshasa, RDC, 5 avril 2017.

"Les États-Unis, l'Union européenne et le Conseil de sécurité devraient imposer de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre des principales autorités de RDC les plus responsables des graves violations des droits humains et des tentatives de retarder ou d'entraver les élections", écrit Human Rights Watch dans un communiqué.

L'ONG américaine a appelé mardi la communauté internationale à imposer de nouvelles sanctions contre les autorités congolaises, responsables, selon le communiqué, de "graves violations" des droits de l'Homme en République démocratique du Congo.

"Ces mesures devraient être accompagnées d'une forte campagne" des partenaires du Congo "indiquant qu'il y aura des conséquences graves dans leurs relations avec la RD Congo si des élections crédibles ne sont pas organisées d'ici à la fin de l'année".

Fin 2016, les États-Unis et l'Union européennes avaient annoncé des sanctions financières contre des responsables politiques et sécuritaires congolais, accusés d'être responsables de violations graves des droits de l'Homme.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Joseph Kabila en novembre 2011 lors d'un scrutin marqué par des fraudes massives. Aucune élection au scrutin direct n'a eu lieu depuis lors et la présidentielle qui devait se tenir cette année n'a pas été organisée.

Âgé de 45 ans, M. Kabila a accédé au pouvoir par succession héréditaire après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, avant d'être élu en 2006 lors des premières élections libres organisées dans le pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960. La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

Mardi, la police a accusé l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti historique d'opposition d'avoir attaqué ses installations à Kinshasa, alors qu'une centaine d'agents encerclaient le siège de cette formation politique.

Un accord conclu le 31 décembre entre la majorité et l'opposition prévoit la tenue de la présidentielle à la fin de cette année, mais cette échéance semble aujourd'hui hypothétique.

L'accord de la Saint-Sylvestre est destiné à sortir la RDC de la crise née du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son mandat qui a expiré le 20 décembre 2016.

Avec AFP

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