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Une heure de classes vides contre la politique éducative en Hongrie


Des enseignants manifestant en Hongrie. (photo AP)

Des enseignants manifestant en Hongrie. (photo AP)

Des centaines d'enseignants hongrois ont déserté leurs classes durant une heure, dernier épisode d'une fronde croissante contre la politique éducative du gouvernement de Viktor Orban auquel ils réclament plus d'indépendance et de moyens.

Selon les organisateurs, plus de 200 écoles à travers le pays ont participé à cette heure de "désobéissance civile" de 08h00 à 09h00 locales (06h00-07h000 GMT), mode d'action préféré à la grève qui est extrêmement encadrée en Hongrie.

Des enseignants se sont aussi mobilisés à titre individuel dans des établissements scolaires qui n'avaient pas décidé de s'associer à ce mouvement de protestation, selon la même source.

Les réseaux sociaux, sur lesquels ce mouvement né fin 2015 au sein de la société civile est très actif, ont diffusé des images de dizaines de chaînes humaines formées, avec les élèves, autour des établissements.

"Sans réponse du gouvernement, nous augmenterons progressivement la pression", a assuré à l'AFP Katalin Torley, une professeure de français participant à la chaîne humaine autour du lycée Ferenc Kolcsey de Budapest.

La fronde des enseignants dénonce la "mainmise" du gouvernement conservateur sur les établissements scolaires depuis des réformes de 2012 et une charge de travail croissante.

Ils critiquent notamment la fin du choix des manuels scolaires par les établissements, l'impossibilité pour ceux-ci de procéder directement à des achats mêmes basiques, et la réduction des possibilités de sorties pédagogiques.

Les protestataires du mouvement "Je veux enseigner", qui s'organisent principalement en dehors des syndicats, ont rédigé une liste de douze doléances et conteste le "forum" de dialogue mis en place par le gouvernement pour sortir de cette crise.

Les manifestations qu'ils ont organisées ont été les plus importantes depuis 2014, tandis que la chemises à carreaux est devenue le symbole de la fronde depuis que cet habit a été stigmatisé par un proche de M. Orban cet hiver.

Avec AFP

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