Liens d'accessibilité

Hollande appelle à une "coopération exemplaire" avec les pays du Sahel


Le président français Francois Hollande à l'Elysée le 30 mars 2016. (Reuters/Stephane de Sakutin)

Le président français Francois Hollande à l'Elysée le 30 mars 2016. (Reuters/Stephane de Sakutin)

Le président français François Hollande a appelé mardi à une "coopération exemplaire" en matière de sécurité avec les pays du G5 Sahel, frappés ces derniers mois par une série d'attaques jihadistes, à l'issue d'une rencontre avec Roch Marc Christian Kaboré, le président burkinabè.

"Nous devons mener avec les pays du G5 Sahel une coopération exemplaire en matière de sécurité, d'échange d'informations, de coordination du renseignement", a déclaré M. Hollande, au côté du président Roch Marc Christian Kaboré, devant la presse.

Le G5 Sahel est formé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, cinq pays dans lesquels l'armée française mène une opération antiterroriste (Barkhane) et qui ont été la cible d'une série d'attaques jihadistes.

"Le terrorisme peut frapper dans tous les pays", particulièrement depuis des Etats voisins où des groupes armés sont déjà implantés, a souligné le président français, en citant le nord du Mali.

Le 15 janvier, Ouagadougou, la capitale burkinabè, a été frappée par une attaque jihadiste contre un hôtel, un restaurant et un bar, qui a fait 30 morts et 70 blessés.

La force française Barkhane qui mobilise 3.500 hommes au sein du G5 Sahel "est à la disposition des pays qui nous en font la demande", a rappelé François Hollande. Mais "ce sont les pays eux-mêmes - et le Burkina Faso en est parfaitement conscient - qui doivent organiser leur propre sécurité", a-t-il souligné.

François Hollande a par ailleurs salué l'élection de son homologue burkinabè "dans des conditions qui font honneur à la démocratie", au terme d'une "élection transparente, pluraliste" même si le "processus (a été) long et chaotique".

"Malgré le processus démocratique que nous entreprenons, nous sommes tenus de prendre la question du terrorisme comme un élément permanent de la vie de nos différents pays", a noté pour sa part M. Kaboré en évoquant la nécessaire mutualisation des moyens "militaires et de renseignement" du G5 Sahel.

Le président burkinabè a ajouté avoir "demandé à la France de continuer" à apporter son soutien "à travers la formation" des soldats et l'équipement des forces spéciales locales.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG