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L’écart a fondu dans les sondages entre Hillary Clinton et Donald Trump


La candidate démocrate Hillary Clinton salue une foule de militants lors de son arrivée à un rassemblement à Tempe, Arizona, le 2 novembre 2016.

La candidate démocrate Hillary Clinton salue une foule de militants lors de son arrivée à un rassemblement à Tempe, Arizona, le 2 novembre 2016.

A cinq jours d'une élection que le monde entier attend, le suspense augmente dans la course à la Maison Blanche: la démocrate Hillary Clinton reste en tête des intentions de vote, mais son avance face au républicain Donald Trump a fondu.

Le dernier sondage CBS/New York Times publié jeudi crédite l'ancienne secrétaire d'Etat, 69 ans, d'un score de 45% contre 42% pour l'homme d'affaires de New York, 70 ans. Le précédent sondage, publié mi-octobre, lui donnait une avance de 9 points.

Repère encourageant cependant pour Hillary Clinton, qui espère devenir la première femme présidente de l'histoire, 24 ans après l'élection de son mari Bill: les modèles du New York Times et du site FiveThirtyEight lui prédisent toujours la victoire, avec respectivement 86% et 67% de probabilité.

Encouragées par les derniers sondages donnant, même avec une marge limitée, Hillary Clinton en tête, les bourses asiatiques et européennes se stabilisaient jeudi après un net repli mercredi.

En 2012 à la même époque, Barack Obama, qui visait un deuxième mandat, et Mitt Romney étaient au coude-à-coude dans les sondages: le président démocrate l'avait finalement emporté avec une confortable avance de 4 points.

Facteur intéressant dans un festival d'invectives et d'accusations que les deux candidats se renvoient à la figure, plus de 6 Américains sur dix affirment avoir fait leur choix et assurent que la cascade de "révélations" plus ou moins fracassantes de ces derniers jours ne les fera pas changer d'avis.

Pays déchiré

Longtemps à la peine dans les sondages, Donald Trump qui a retrouvé un second souffle depuis la relance vendredi de l'enquête du FBI sur les emails non sécurisés de Mme Clinton, était attendu de nouveau jeudi en Floride. Il doit en particulier s'exprimer à Jacksonville, quelques heures avant la venue de Barack Obama dans la même ville.

La Floride, où la victoire de George W. Bush s'était jouée à quelques centaines de voix en 2000, est un Etat-clé pour la présidentielle.

Quelle que soit l'issue du scrutin le 8 novembre, il sera assombri par un constat: la première puissance mondiale est plus que jamais déchirée, sourde aux appels à l'unité de Barack Obama.

"Le sort de la république est entre vos mains", a-t-il lancé mercredi soir à Chapel Hill, ville étudiante de Caroline du Nord, l'un des Etats qui peut faire basculer l'élection.

"Vous avez l'occasion d'écrire l'Histoire", a lancé le président sortant. "Rejetez la peur! Choisissez l'espoir! Votez!", a lancé Barack Obama, qui donne de plus en plus de sa personne pour soutenir Mme Clinton.

Les deux camps, qui ne s'épargnaient pas depuis des mois, ont désormais abandonné tout sens de la nuance.

Le candidat républicain a affirmé mercredi en Floride que l'élection de sa rivale risquerait de provoquer une "crise constitutionnelle sans précédent" et même une "Troisième Guerre mondiale".

"Nous allons gagner la Maison Blanche, on s'y croit déjà", a-t-il lancé, lors d'un meeting à Pensacola. Puis, se parlant à lui-même à haute voix: "Doucement Donald, restons concentrés".

'Pas une élection normale'

Attaquée sur sa probité depuis des mois, Hillary Clinton a, elle aussi, lâché ses coups face à un rival qui a "passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes".

Pour frapper l'esprit des Américains, elle leur a demandé d'imaginer Donald Trump dans le Bureau ovale, en charge des codes nucléaires.

"Imaginez Donald Trump, le 20 janvier 2017, prêtant serment devant le Capitole", a-t-elle dit à Las Vegas, dans l'Ouest, après avoir rendu visite à des employés de casinos.

La candidate n'évoque plus qu'en passant son programme. Ses meetings sont devenus des récitations des pires propos de Donald Trump sur les femmes, les immigrés, les musulmans...

"Si vous n'appartenez pas à une catégorie très étroite de gens auxquels il se sent lié, vous n'avez pas de place dans l'Amérique de Trump", a plaidé Mme Clinton, sévère et solennelle.

Elle a conclu par un euphémisme: "Mes amis, ce n'est pas une élection normale".

Le sondage CBS/New York Times confirme une division très nette au sein de l'électorat: Mme Clinton a un solide avantage de 14 points chez les femmes, M. Trump une nette avance de 11 points chez les hommes.

Avec AFP

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