Liens d'accessibilité

Hillary Clinton défend la fondation portant le nom de sa famille


La candidate démocrate Hillary Clinton et son rival républicain Donald Trump

La candidate démocrate Hillary Clinton et son rival républicain Donald Trump

Alors que la campagne présidentielle continue de battre son plein aux États-Unis, le candidat républicain Donald Trump a, lui, nié être tenté par un assouplissement de sa position sur l'immigration clandestine, mais la confusion régnait sur son projet exact de réforme migratoire.

La candidate démocrate Hillary Clinton a défendu vendredi la fondation qui porte le nom de sa famille. Une organisation caritative engagée notamment dans la santé, le développement et le climat, la Fondation Clinton continue d’être la cible des républicains en cette année électorale. Ils l'accusent d'être un véhicule de trafic d'influence du couple Clinton. Donald Trump a même réclamé sa fermeture.

Mais, après avoir évité de commenter le sujet ces dernières semaines, Hillary Clinton n’a pas hésité ce vendredi à prendre le parti de cette fondation, affirmant que le travail de bienfaisance qu'elle a mené depuis sa création en 2001 est en ligne avec les valeurs américaines.

Dans un entretien à la chaîne MSNBC, la candidate démocrate a suggéré que les actions de la fondation continueraient, peut-être à travers d'autres organisations. "Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que le bon travail continue", a-t-elle dit.

Toutefois ses détracteurs estiment que la fondation, si elle continue à exister dans l’éventualité qu’Hillary Clinton soit élue présidente, posera toujours un problème de conflit d’intérêt. Cela, malgré les réformes annoncées la semaine dernière par son époux, l’ancien président Bill Clinton, qui avait fait savoir que la fondation n’accepterait plus les dons étrangers et ceux des entreprises. Il avait également assuré qu’il se retirerait de la direction et qu’il cesserait de participer aux collectes de fonds.

Immigration, confusion

Après avoir déclaré pendant plus d'un an que l'expulsion des plus de 11 millions de sans-papiers vivant aux États-Unis ne serait pas négociable sous une présidence Trump, évoquant même une force dédiée à ces expulsions, le candidat républicain à la Maison Blanche a semé le trouble, en déclarant notamment qu'il pouvait "absolument y avoir un assouplissement car nous ne voulons pas faire de mal aux gens", avant d’expliquer que les sans-papiers n'ayant pas commis de délit grave pourraient rester en échange du paiement d'arriérés d'impôts, et sans accès à la citoyenneté.

Mais cette déclaration a jeté un froid dans le monde conservateur. L'activiste ultra-conservatrice Ann Coulter n’a pas manqué d’exprimer sa rage sur Twitter, bien qu'elle reste fidèle à son héros Trump.

La confusion a toutefois continué de plus belle jeudi. Lors d'un meeting, Donald Trump a redit que le mur à la frontière avec le Mexique serait construit, "à 100%". Et dans une interview à CNN, il a déclaré que, loin d'un assouplissement, il envisageait un... "durcissement" de son projet de réforme sur l'immigration. Un projet qui se fait attendre, le candidat promettant de le dévoiler prochainement.

Et à onze semaines du scrutin, Donald Trump est largement mené dans les sondages, sa rivale Clinton le devançant par environ 10 points dans les intentions de vote.

Avec AP, AFP

XS
SM
MD
LG