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Hambourg : huit suspects "d'origine immigrée" identifiés après les violences du Nouvel An


Quelques personnes manifestent en face de la gare centrale de Cologne, en Allemagne, le mercredi 6 janvier 2016, avec une affiche mentionnant : "Non au racisme, Non au sexisme".

Quelques personnes manifestent en face de la gare centrale de Cologne, en Allemagne, le mercredi 6 janvier 2016, avec une affiche mentionnant : "Non au racisme, Non au sexisme".

Huit suspects, tous "d'origine immigrée" dont des demandeurs d'asile, ont été identifiés après les violences du Nouvel An à Hambourg (nord de l'Allemagne), commises parallèlement à celles de Cologne, a indiqué vendredi la police locale, précisant avoir reçu 205 plaintes.

"A l'heure actuelle, les enquêteurs ont identifié huit suspects", a précisé dans un communiqué la police de Hambourg, selon laquelle il s'agit de personnes "d'origine immigrée".

"Parmi (ces suspects) se trouvent des réfugiés issus d'un foyer de la ville de Hambourg ainsi que des délinquants vivant depuis plusieurs années" dans la ville portuaire, a ajouté la police.

Le communiqué n'évoque aucune interpellation.

La police a recueilli pour l'instant "205 plaintes", contre 133 dimanche, et "la majorité se réfère à des délits commis" dans une rue du quartier chaud de Hambourg, précise la police. Elle fait aussi état de cas d'agressions sexuelles sans plus de précision.

La police de Hambourg a annoncé par ailleurs enquêter sur un groupe d'une vingtaine de personnes présentes au moment des faits, sans toutefois disposer d'éléments incriminants pour l'instant, selon la même source.

La place centrale de Cologne a aussi été le théâtre le soir de la Saint-Sylvestre d'agressions de la part d'hommes en bande, essentiellement à l'encontre de femmes, ce qui a suscité un vif émoi en Allemagne.

Pour l'heure, plus de 650 plaintes ont été déposées, dont de nombreuses pour des faits à caractère sexuel. La police locale a précisé que les suspects étaient "en grande partie" des demandeurs d'asile ou des immigrants illégaux originaires d'Afrique du Nord.

Dans une moindre mesure, des actes de violence ont également été rapportés à Stuttgart (sud) le soir du Jour de l'An.

Ces violences ont relancé le débat en Allemagne sur la politique d'accueil décidée par la chancelière Angela Merkel, alors que le pays a vu affluer plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015.

Mme Merkel a ainsi durci le ton, en souhaitant que les demandeurs d'asile condamnés par la justice, même pour une peine avec sursis, perdent leur droit à rester en Allemagne.

Avec AFP

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