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Guinée: une grève générale paralyse Conakry et d'autres villes de l'intérieur


Le président guinéen Alpha Conde, Conakry, Guinée, 11 octobre 2015.

Le président guinéen Alpha Conde, Conakry, Guinée, 11 octobre 2015.

Rues vides, bureaux, commerces et banques fermés : Conakry et d'autres localités en Guinée avaient lundi des allures de villes mortes au premier jour d'une grève générale illimitée à l'appel des syndicats pour une série de revendications, selon un journaliste de l'AFP et des témoins.

A travers le pays, "la grève est suivie à 100%, il n'y a rien à dire", a affirmé à l'AFP Louis Mbemba Soumah, secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), une des coalitions ayant appelé à l'arrêt de travail, avec la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG, la plus importante du pays).

Ces centrales syndicales exigent notamment la baisse des prix des carburants et la satisfaction de revendications salariales.

Un déploiement policier important était visible à travers la capitale, notamment sur les grands boulevards et devant des écoles et universités, publiques comme privées, qui n'ont pas ouvert lundi, a constaté le journaliste de l'AFP.

De même source, les routes de Conakry, habituées à une intense circulation avec de fréquents embouteillages, étaient désertées par les véhicules. Les banques étaient fermées, comme les boutiques, commerces et marchés, dont celui de Madina, le poumon économique de la capitale, en banlieue. Seules quelques stations-services fonctionnaient dans le centre-ville.

Certains axes, notamment ceux menant de la banlieue au centre-ville, étaient fermés à la circulation pour les rares automobilistes qui ont tenté de s'y rendre.

Le transport en commun était également à l'arrêt, tant sur le réseau national qu'international, a indiqué Amadou Bah, chef de ligne à la gare routière de Bambéto (banlieue).

"Tant que nos patrons n'ordonnent pas l'ouverture de la gare, aucun véhicule ne partira d'ici, ni pour l'intérieur du pays ni pour les pays voisins", a-t-il affirmé.

A l'intérieur du pays, la même paralysie des activités était observée dans plusieurs grandes villes, notamment Kankan (est), N'Zérékoré (sud), Labé (nord), Mamou (centre) et Boké (nord-ouest), ont indiqué à l'AFP des résidents joints par téléphone depuis Conakry.

Le précédent arrêt de travail d'ampleur nationale remonte à janvier 2015 : les syndicats avaient déclenché une grève générale illimitée pour réclamer des augmentations des salaires dans les secteurs public et privé. Ils avaient mis fin à leur mouvement dès son deuxième jour, après avoir trouvé un accord avec l'Etat.

Avec AFP

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