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Guinée : trêve dans les manifestations violentes et début des concertations au sein de l’opposition


Guinée : les autorités interdisent l’accès du stade de Conakry au premier anniversaire des massacres du 28 septembre 2010

Guinée : les autorités interdisent l’accès du stade de Conakry au premier anniversaire des massacres du 28 septembre 2010

L’opposition a lancé mercredi un appel suspendant les manifestations jusqu’à lundi en échange du dialogue que le pouvoir a proposé pour parvenir à un consensus autour des échéances électorales.

L’échange des gestes de détente entre les deux parties a ramené un calme précaire à Conakry après 48 heures de violences entre forces de l'ordre et partisans de l'opposition guinéenne.

Les leaders de l’opposition se réunissent dans l’après-midi pour décider de la conduite qu’ils auront désormais. Mais ils préviennent que les manifestations pourraient reprendre lundi prochain.

Des manifestants avaient répondu à l’appel du chef de l’opposition, l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, qui avait appelé à descendre dans la rue le 13 avril contre l’insécurité. Selon cet appel, une autre manifestation devait se tenir le 16 avril contre l'inversion du calendrier électoral par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a encore repoussé à mars 2016, soit après la présidentielle fixée à octobre 2015, les élections locales.

Dans son compte-rendu du dernier conseil de ministres, le gouvernement a confirmé qu’il reste ouvert à toute suggestion respectueuse des lois et prenant en compte toutes les contraintes, qui permettra d'aboutir à un consensus autour des échéances électorales.

L'opposition guinéenne a affirmé mercredi que le bilan des affrontements des deux jours précédents à Conakry s'élevait à trois morts et une cinquantaine de blessés, accusant le pouvoir d'accorder "l'impunité" aux gendarmes et policiers.

Par ailleurs le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, a réagi à l'enquête exigée par Amnesty International sur les tirs des forces de l'ordre, affirmant à l'AFP qu'une "enquête est déjà ouverte au ministère de la Justice par le procureur de la République", à la demande du Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.

Le dernier bilan officiel des heurts entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre dans la capitale lundi et mardi s'établissait à deux morts, un homme, Souleymane Bah, et une fillette, victime d'une chute, et plus d'une dizaine de blessés.

(L’information exploitée ici a été diffusée par l’AFP).

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