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Guinée : l’opposition appelle à une journée ville morte jeudi


Le président de Guinée Conakry, Alpha Condé.

Le président de Guinée Conakry, Alpha Condé.

La journée "ville morte" de jeudi à Conakry aura pour but de contester le calendrier des prochaines élections, tout en posant des conditions préalables à un dialogue avec l'administration du président Alpha Condé.

Le porte-parole de l'opposition, le député Aboubacar Sylla a déclaré à l'issue d'une réunion de l'opposition lundi à Conakry que sa famille politique a décidé de déclencher un cycle de manifestations (qui) vont commencer par une journée ville morte à Conakry le 2 avril.

Selon lui, ces manifestations vont continuer et s'étendre à l'intérieur du pays jusqu'à ce que l'entièreté des revendications de l’opposition soit satisfaite.

Lors de leur réunion, l'opposition a également posé des conditions à un dialogue avec l'administration Condé.

Joint par VOA Afrique, M. Sylla explique que ces conditions comprennent "l'annulation du calendrier électoral publié le 10 mars par la Commission électorale nationale indépendante, prévoyant la tenue de la présidentielle le 11 octobre 2015, avant des locales en mars 2016".

L'opposition réclame l'inversion du calendriere se fondant sur des accords signés en juillet 2014 avec le gouvernement.

Les opposants revendiquent aussi l'arrêt par la Céni de l'installation depuis une semaine environ de ses représentants à travers le pays, d'après M. Sylla.

Dans une déclaration commune signée le 24 mars à Paris, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et un autre opposant et ex-Premier ministre, Lansana Kouyaté, avaient appelé à "la reprise des manifestations citoyennes pour exiger la satisfaction des revendications" de l'opposition.

Ces trois dirigeants de l'opposition avaient par ailleurs estimé que le président Alpha Condé, élu en 2010, avait perdu "toute légitimité".

Le ministre des Affaires étrangères François Louncény Fall avait répliqué le 27 mars en accusant l'opposition de chercher à rendre le pays "ingouvernable" et même à pousser l'armée à intervenir en appelant à des manifestations.

Le gouvernement, avait le 26 mars, par son porte-parole, le ministre Albert Damantang Camara, "renouvelé (sa) volonté de trouver des voies et moyens de rétablir la confiance nécessaire au processus électoral et de respecter la Constitution. Mais surtout de préserver la paix sociale".

L'opposition a suspendu le 18 mars sa participation au Parlement et à la Céni pour marquer son désaccord avec le calendrier des élections.

(L’information traitée ici provient de l’AFP).

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