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Relance du dialogue en Guinée

  • Eddy Isango

Des délégués de la majorité présidentielle et de l'opposition ont repris le dialogue à Conakry, Guinée, 22 septembre 2016. VOA/Zakaria Camara

Des délégués de la majorité présidentielle et de l'opposition ont repris le dialogue à Conakry, Guinée, 22 septembre 2016. VOA/Zakaria Camara

Le pouvoir et l’opposition ont repris jeudi à Conakry le dialogue autour de la tenue des élections locales et communales.

Les parties sont entrées en conclave au Palais du Peuple après la séance d’ouverture qu’a présidée le ministre de l'administration du territoire, Bourema Condé.

Dans son message, Bourema Condé a réitéré la promesse du président Alpha Condé de veiller à ce que les conclusions du dialogue ne restent pas lettre morte.

La mise en application des conclusions de ces assises était justement l’une des exigences de l’opposition avant la reprise des travaux. Mais le président Alpha Condé a dû jouer à l’apaisement lors des concertations avec les parties tenues il y a plus de deux semaines, en leur donnant des garanties.

Les parties au dialogue discuteront entre autres de la date des élections. Mais déjà, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé que les communales devraient se tenir le 18 décembre et que les scrutins ne seront pas couplés.

Le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, qui se retrouve aux côtés de deux anciens Premiers ministres Sidya Toure et Lansana Koyate, exige que la date fixée par la Céni fasse aussi l’objet des discussions.

La réforme de la Céni, exigée par l’opposition, sera également au centre de débats.

Le porte-parole de l’opposition pense que les conditions sont réunies pour ouvrir un dialogue et arriver très vite aux accords. Selon Aboubacar Sylla, l’opposition peut compter sur les garanties données par le chef de l’Etat guinéen il y a quelques jours après sa rencontre avec le chef de file de l’opposition.

La mouvance présidentielle salue la reprise du dialogue, mais rappelle le respect des lois de la république.

"Il faut rester ferme sur certaines dispositions de la loi guinéennes ", a soutenu Patrice Camara Secrétaire général de l’UNR, parti membre de la majorité.

D’autres questions comme les violences contre des militants de l’opposition, la hausse du prix du carburant et la précarité seront également examinées lors de ces assises qui reprennent.

La tension a semblé décrispée jeudi à l’ouverture présidée par le ministre Bourema Condé en lieu et place de son collègue de la justice que l’opposition a récusé comme faciliateur.

Après un huit clos, les deux parties ont validé un ordre du jour. Il s’agit de réexaminer les points non appliqués de l’accord politique du 20 Aout 2015, l’installation de la haute cour de justice, la détention des personnes arrêtées lors des manifestations de l’opposition et la mise en place d’un organe de suivi pour l’application des accords.

Pour l’opposition, le respect des conclusions du dialogue passe par le choix d’une personnalité de consensus pour le rôle du facilitateur.

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