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Guinée, la tension monte au sujet de l’annulation demandée des législatives


Elections du 28 septembre, 2013.

Elections du 28 septembre, 2013.

L’opposition guinéenne, dénonçant des fraudes massives « avant, pendant et après » le scrutin des législatives, a exigé vendredi l’annulation de ces élections.

L’opposition guinéenne, dénonçant des fraudes massives « avant, pendant et après » le scrutin des législatives avait annoncé jeudi son retrait du processus de dépouillements des votes.

Apparemment cela ne suffit plus. Vendredi 4 octobre, elle a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle a exigé carrément l’annulation de ces élections.

C’est un scrutin qui a été émaillé de fraude généralisée sur tout le territoire national.
« C’est un scrutin qui a été émaillé de fraude généralisée sur tout le territoire national », explique Boubacar Sylla, porte-parole de l’opposition. Il soutient que « dans toutes les quatre régions naturelles du pays, il y a non seulement eu beaucoup d’omissions d’électeurs, il y a eu beaucoup de bureaux de vote ou on a falsifié les procès-verbaux de dépouillement ».



L’opposition réclame la victoire d’un côté et la fraude de l’autre.


De côté, Moustapha Naïté, porte-parole de la campagne du RPG (au pouvoir), estime que « c’est à la cour suprême et à la CENI de dire que l’élection sera annulée ».

« Je ne pense pas que cela revienne du droit d’un parti, » a-t-il ajouté.

« L’autre compétiteur qui voit sa défaite venir peut crier à la fraude alors qu’auparavant, il y a quelques jours, c’était la même l’opposition qui réclamait la victoire », dit M. Naïté, se moquant d’une opposition qui «en même réclame la victoire d’un côté et la fraude de l’autre ».

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