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Guinée : grâce présidentielle pour 171 condamnés


Le président Alpha Condé (archives)

Le président Alpha Condé (archives)

Le président guinéen Alpha Condé a gracié 171 personnes dont quatre condamnées à de lourdes peines de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" après l'attaque contre son domicile privé, selon un décret lu jeudi soir à la télévision publique.

Les personnes graciées comprennent 167 condamnés pour divers délits de droit commun.

Parmi les quatre autres, condamnées par une Cour d'assises pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", figure Amadou Oury Bah, vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti de l'ex-Premier ministre et principal opposant Cellou Dalein Diallo, selon ce décret.

M. Bah, accusé d'être impliqué dans l'attaque du domicile privé du président Condé en juillet 2011, avait été jugé par contumace, condamné à la perpétuité et à la confiscation de tous ses biens. Il vit depuis 2011 en exil en France.

Les trois autres sont un policier et deux civils qui avaient écopé de peines de prison ferme en relation avec cette attaque.

Le procès de six anciens responsables militaires guinéens pour manquements lors de la même attaque s'est ouvert mercredi à Conakry.

Au banc des accusés figurent le général Nouhou Thiam, chef d'état-major des armées sous le régime de transition militaire dirigé par le général Sékouba Konaté (2010), ainsi que l'ancien préfet de Dubréka, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara.

Les prévenus, arrêtés en juillet 2011, ont été renvoyés devant un tribunal militaire.

Les principaux responsables, le commandant Alpha Oumar Diallo - présenté comme le cerveau de l'attaque - ainsi que l'officier Jean Guilavogui - ont déjà été condamnés en juillet 2013 à la réclusion à perpétuité.

Le 19 juillet 2011, le domicile privé du président avait été attaqué de nuit par des inconnus, huit mois après l'élection de M. Condé. Le gouvernement avait annoncé qu'Alpha Condé et sa famille s'en étaient sortis "sains et saufs" mais qu'un membre de la garde présidentielle avait été tué.

Alpha Condé avait considéré l'attaque comme une "tentative d'assassinat", mettant en cause un responsable du parti de son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, ainsi qu'un ex-ministre et un homme d'affaires proches du général Konaté.

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