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Guinée équatoriale : un opposant jugé pour "injures" contre un cadre du régime


Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasog de la Guinée équatoriale, 29 mai 2015.

Une figure de l'opposition équato-guinéenne, accusée d'"injures" contre un cadre du régime, comparaît actuellement devant le tribunal de la capitale Malabo.

Gabriel Nse Obiang Obono, leader d'un des principaux parti d'opposition, le parti des Citoyens pour l'innovation de Guinée équatoriale (CI), est accusé d'"injures graves" à l'encontre du secrétaire général du parti du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE).

Le plaignant, Jeronimo Osa Osa Ecoro, secrétaire général du PDGE, dénonce des déclarations de l'opposant qui l'a récemment accusé d'avoir fait une offre de 500 millions de FCFA (760.000 euros) à l'ancien secrétaire général du CI, aujourd'hui limogé du parti de l'opposition.

Revenu de 13 ans d'exil en 2014, M. Nse Obiang, ex-lieutenant-colonel de l'armée, encourt six mois de prison, une interdiction de diriger tout parti politique et une amende de 200 millions de FCFA (304.000 euros).

"J'ai confiance en la justice et la balle est dans le camp des juges", a déclaré mardi à l'AFP le plaignant à la sortie de l'audience.

"Ce procès est une des manoeuvres pour m'empêcher d'aller aux élections sénatoriales, législatives et municipales de 2017", a de son côté commenté M. Nse Obiang, qui avait déjà été empêché de se présenter à la présidentielle d'avril 2016 pour n'avoir pas vécu 5 années consécutives dans le pays.

Des altercations avec la police ont eu lieu mardi devant le tribunal, où plus de 300 militants du CI scandant "Gabriel Nse Obiang futur président" ont voulu investir la salle de l'audience pour soutenir leur leader. Mercredi, l'audience s'est déroulée dans le calme.

Le procès doit durer une dizaine de jours, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Pays pétrolier d'1,2 million d'habitants avoisinant le Cameroun et le Gabon, la Guinée équatoriale est dirigée depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dont le fils est poursuivi en France dans l'affaire des "biens mal acquis" et en Suisse pour "blanchiment d'argent". M. Obiang a été réélu avec 93,7% des suffrages à la présidentielle du 24 avril 2016.

Avec AFP

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