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Les Guinéens élisent leur président


La campagne électorale a suscité beaucoup d'enthousiame

La campagne électorale a suscité beaucoup d'enthousiame

24 candidats sont en lice, y compris l’opposant de longue date Alpha Condé, les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. Un second tour est prévu le 18 juillet au cas où aucun candidat ne remporterait la majorité absolue des suffrages.

Les électeurs en Guinée se sont rendus aux urnes dimanche pour choisir leur président. Pour les 4,2 millions d’électeurs inscrits, il s’agit de la première occasion, depuis l’indépendance en 1958, de choisir librement leur futur leader et de rétablir un régime civil dans le pays.

24 candidats sont en lice, y compris l’opposant de longue date Alpha Condé, les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté et Sidya Touré. Un second tour est prévu le 18 juillet au cas où aucun candidat ne remporterait la majorité absolue des suffrages.

La Guinée n’a connu que des années de dictature depuis l’indépendance. En décembre 2008, une junte militaire avec à sa tête le capitaine Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir quelques heures seulement après la mort du président Lansana Conté qui dirigeait le pays depuis son coup d’Etat d’avril 1984.

Le capitaine Camara promet, entre autres, de ne pas briguer la présidence. En septembre dernier, plus de 150 personnes ont été tuées et des dizaines de femmes violées lors d’une manifestation, à Conakry, contre son intention de se porter candidat en dépit de sa promesse.

Son successeur, le général Sékouba Konaté, a établi le gouvernement intérimaire actuel. Aucun des leaders intérimaires du pays n'est éligible dans cette présidentielle.

Après 18 tumultueux mois de régime militaire, c’est avec enthousiasme que les Guinéens ont pris part à la campagne électorale en vue de la présidentielle. Un seul incident a été relevé : des heurts, jeudi, dans la préfecture de Coyah, à 50 km de Conakry, entre militants de deux partis rivaux, qui ont fait six morts et au moins 20 blessés.

Plusieurs organisations internationales – la CEDEAO, l’Union africaine et l’Union européenne notamment – ont déployé des observateurs pour cette présidentielle. Un bon scrutin constituerait un exemple pour les voisins de la Guinée et renforcerait la démocratie et la stabilité dans la région, estiment les observateurs.

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