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Grève générale reconduite au Gabon


La grève générale des fonctionnaires a été reconduite mercredi au Gabon, après le rejet d'une augmentation salariale temporaire proposée par le gouvernement, ont annoncé des syndicats lors d'une nouvelle assemblée générale.

A l'appel d'une vingtaine de syndicats de la fonction publique, notamment de l'éducation nationale et de la santé, les fonctionnaires sont entrés en grève début février pour réclamer des revalorisations salariales.

"La proposition du gouvernement de relever les salaires de 18% (est) jugée insuffisante par les agents de l'État", a déclaré Louis Patrick Mombo, l'un des représentants du collectif Dynamique unitaire (tous secteurs confondus).

Selon M. Mombo, cette augmentation priverait notamment les fonctionnaires, pendant la période transitoire, de leur prime d'incitation à la performance (PIP).
Un haut fonctionnaire gabonais a confirmé sous couvert d'anonymat la proposition faite par le gouvernement aux syndicats : une augmentation de 18% sur le salaire brut de chaque fonctionnaire, jusqu'au 1er juin 2015.

Il s'agit d'une mesure provisoire pour inciter les agents de l'État à reprendre le travail, en attendant la mise en place d'un nouveau système de rémunération promis par le président Ali Bongo Ondimba d'ici le mois de juillet.

Les syndicats demandent au gouvernement de "revoir cette proposition".
Établissements secondaires et supérieurs sont quasiment à l'arrêt depuis plus d'un mois, faisant planer la menace d'une année blanche pour les élèves gabonais.

Dans plusieurs hôpitaux, un service minimum a été mis en place, tandis que de nombreuses administrations et ministères tournent au ralenti.

Les fonctionnaires réclament notamment le relèvement du point d'indice salarial et l'augmentation du SMIC (salaire minimum) de 80.000 francs CFA (121 euros) à 300.000 francs CFA (454 euros).

Mais après des négociations houleuses, le gouvernement avait rejeté la semaine dernière ces deux derniers points, affirmant que de telles dépenses seraient "insoutenables pour le bon fonctionnement de l'État" et les renvoyant à l'arbitrage du président Ali Bongo Ondimba.

Le président Bongo avait ensuite appelé à la reprise des cours, affirmant avoir accédé aux principales revendications des enseignants - notamment le versement de la PIP promise depuis des mois par le gouvernement et l'instauration d'un nouveau système de rémunération aux contours encore flous.

En cas de non-reprise du travail, il a demandé au gouvernement de ne pas payer les jours de grève.

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