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Le gouvernement congolais fortement irrité par l'ONU


Raymond Tshibanda à Kinshasa le 19 juillet 2012.

Raymond Tshibanda à Kinshasa le 19 juillet 2012.

Le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda a déclaré vendredi à Kinshasa que la pression des Nations unies et de l'opposition congolaise en faveur de la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels frisait "l'irresponsabilité".

La pression des Nations unies et de l'opposition congolaise en faveur de la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels "frise l'irresponsabilité", a estimé vendredi le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda.

"On peut débattre des délais constitutionnels six mois, un an, dix ans avant les élections, il n'y a pas de problème, mais continuer à en appeler à cela à six mois, à sept mois (de l'échéance) alors que vous savez qu'objectivement il devient difficile de les faire dans ce délai, je pense que cela frise l'irresponsabilité", a affirmé le ministre à la presse.

"J'ai eu à le relever devant les membres du Conseil" de sécurité de l'ONU, a-t-il ajouté.

Dans sa résolution 2277 adoptée le 30 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé pour un an le mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Dans ce texte, le Conseil rappelle la "nécessité" de préparer la tenue au Congo "d'élections pacifiques, crédibles, ouvertes à tous, transparentes, dans le respect des délais prévus, et notamment des élections présidentielle et législatives d'ici novembre 2016, conformément à la Constitution et dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance".

Pour M. Tshibanda, "il n'y a pas meilleure façon de faire le lit de la violence que de procéder ainsi".

"Les gens doivent choisir le camp dans lequel ils veulent se trouver : ils veulent contribuer à faire monter inutilement la tension en République démocratique du Congo pour que demain les choses explosent ou ils veulent que les conditions soient créées pour des élections convenables ?", s'est interrogé le ministre.

"En tant que gouvernement de ce pays (...) aussi respectueux que nous voulions être des délais, le plus important c'est qu'il y ait des élections, que les élections remplissent les conditions requises pour des élections démocratiques et que les élections se tiennent dans des conditions de paix et ne perturbent pas la paix", a-t-il ajouté.

L'opposition congolaise accuse depuis plus de deux ans M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, de chercher à se maintenir au pouvoir par tous les moyens à son poste au-delà de la fin de son mandat en décembre. Elle réclame à cor et a cri la tenue d'une présidentielle avant la fin du mois de novembre.

Avec AFP

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