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Le gouvernement accuse une école musulmane de ségrégation en Suède


Le Premier ministre suédois Stefan Löfven rassurant des parents près d'une école où un homme a poignardé quatre personnes à Trollhattan, en Suède, le 22 octobre 2015.

Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a condamné la "ségrégation" à l’œuvre dans une école privée musulmane de Stockholm soupçonnée de séparer filles et garçons dans le bus ou sur les terrains de sport.

La chaîne TV4 a diffusé mardi des extraits d'un documentaire programmé dans la soirée sur l'école primaire Al-Azhar, où l'on voit les garçons entrer par l'avant d'un bus et les filles par l'arrière.

Âgés de six à dix ans, ils prennent matin et soir le car entre l'école et leur domicile situé dans des quartiers populaires du nord-ouest de la capitale suédoise.

"Je pense que c'est exécrable. Ça n'a pas sa place ici en Suède", a réagi M. Löfven, interrogé par la presse à Stockholm. Il a ajouté qu'il avait demandé à son ministre de l'Éducation une enquête sur ce qu'il qualifie de "ségrégation" au sein de cette école confessionnelle.

L'établissement avait déjà été auparavant au cœur d'une polémique semblable. En août 2016, la presse avait révélé que les autorités académiques avaient donné leur accord aux cours de sport séparés. L'école avait argué que des cours mixtes amèneraient certains parents à refuser la participation de leurs enfants.

Le ministre de l'Éducation Gustav Fridolin l'avait déploré. "Tout le monde a une responsabilité pour bâtir une entente entre garçons et filles, donc on ne peut pas séparer les élèves complètement dans une matière", avait-il dit au quotidien Aftonbladet.

L'école assure cependant toujours sur son site internet que "garçons et filles ont des cours séparés en natation et en sport".

Avec AFP

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