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Global Witness dénonce le financement de la guerre centrafricaine par des entreprises forestières


ARCHIVES - Le général de la Séléka patrouille avec ses cmabttants à la recherche des anti-Balaka près du viallge de Lioto, en République centrafricaine, le 6 juin 2014.

ARCHIVES - Le général de la Séléka patrouille avec ses cmabttants à la recherche des anti-Balaka près du viallge de Lioto, en République centrafricaine, le 6 juin 2014.

Selon l’ONG internationale, des entreprises forestières internationales ont versé plusieurs millions d'euros à des groupes rebelles centrafricains pour pouvoir exporter illégalement - essentiellement vers l'Europe - du bois de ce pays ravagé par les troubles.

"Des entreprises européennes ont acheté du bois à des sociétés forestières de RCA, qui ont payé en 2013 plus de 3,4 millions d'euros aux rebelles pour continuer d'exploiter les forêts en toute illégalité, à grande échelle et pour des bénéfices considérables", signale Global Witness dans un rapport intitulé "Bois de sang, comment l'Europe a aidé à financer la guerre en République centrafricaine".

Gloabal Witness soutient aussi que les exploitants forestiers ont versé de l'argent aux divers groupes rebelles - Séléka ou anti-balaka - contrôlant des portions de territoire afin de poursuivre les coupes et les exportations de grumes.

Global Witness met particulièrement en cause trois groupes forestiers, l'un français, l'autre chinois et le dernier libanais.

"Vu l'ampleur des paiements" versés aux groupes armés, "tout le bois centrafricain vendu d'avril 2013 à janvier 2014 devrait être considéré comme du ‘bois du conflit’, car il a contribué à financer des crimes de guerre", réclame l'ONG, qui a particulièrement étudié les transactions pendant cette période.

Global Witness appelle en outre "les Etats membres de l'Union européenne à rompre tous les liens commerciaux et d'aide avec le secteur forestier de RCA, qui reste une source d'instabilité, alors que le pays peine à rétablir la paix".

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