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Global Witness : Kinshasa doit modifier le projet de loi sur les hydrocarbures


Global Witness estime que la République démocratique du Congo (RDC) doit procéder à d'autres consultations avant d'approuver la loi sur les hydrocarbures

Global Witness estime que la République démocratique du Congo (RDC) doit procéder à d'autres consultations avant d'approuver la loi sur les hydrocarbures

Le parlement congolais devrait suspendre l’adoption d’un projet de loi sur les hydrocarbures et y ajouter des mesures pour empêcher la corruption et le forage dans le parc de Virunga, l’un des parcs nationaux les plus importants du monde, estime l’ONG Global Witness.


« La loi sur les hydrocarbures, telle qu’elle se présente à l’heure actuelle, créerait un système opaque d’attribution de droits pétroliers et ne rendrait pas obligatoire la publication des contrats pétroliers ou l’identité des propriétaires réels ou ‘‘effectifs’’ des licences pétrolières » déclare Global Witness dans un communiqué.

« Cela augmenterait les risques de corruption dans le secteur. En outre, cette loi ouvre la porte au forage dans les parcs nationaux et les sites du patrimoine mondial du Congo » ajoute l’ONG, qui milite notamment en faveur de la bonne gouvernance.

Les autorités congolaises devraient ouvrir le projet de loi à une consultation publique, relève Nathaniel Dyer de Global Witness.

« C’est ce qui avait été fait lors de la révision du code minier du pays » explique M. Dyer. Une telle consultation est d’autant plus nécessaire que la contribution qu’apportent les recettes pétrolières au budget national est appelée à augmenter considérablement suite à la signature récente d’un accord avec l’Angola relatif à l’exploitation d’importants gisements offshore.

Par ailleurs, ajoute M. Dyer, Global Witness s’inquiète de l’article du projet de loi qui selon l’ONG, « ouvrirait la porte au forage dans les parcs nationaux et les sites du patrimoine mondial du Congo ». Et ce alors que des parcs tel que celui du Virunga sont déjà menacé par les coupes sauvages d’arbres, l’abattage illicite de la faune sauvage et autres dégâts infligés par des milices. On redoute notamment une pression accrue sur les dernières populations de gorille des montagnes.

« Ce projet de loi menace le plus ancien parc national d’Afrique et l’un des derniers habitats du gorille des montagnes au monde », souligne M. Dyer.
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