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Global Witness dénonce une "crise" des permis forestiers africains


Un camion utilisé dans le cadre de coupes illicites de bois

Un camion utilisé dans le cadre de coupes illicites de bois

L’abus systématique de petits permis d’exploitation forestière mal régulés par des compagnies, des officiels et des politiciens sape les efforts de l’Union Européenne (UE) pour lutter contre la déforestation et le bois illégal. C’est ce qu’affirme l’ONG Global Witness dans un nouveau rapport publié mardi.


Ce nouveau rapport, intitulé « L’exploitation forestière de l’ombre », identifie une tendance méconnue, selon Global Witness, d’abus commis au Cameroun, en République Démocratique du Congo (RDC), au Ghana et au Libéria. Dans ces pays, des permis conçus pour promouvoir les petits exploitants et satisfaire les besoins locaux sont alloués par centaines à des compagnies industrielles, ce qui facilite le pillage des forêts africaines, affirme Alexandra Pardal de Global Witness.

« Il y a eu un abus systématique de petits permis dans ces quatre pays en Afrique, et ce que nous avons trouvé, ces que ces permis sont utilisés pour contourner la règlementation forestière dans les pays concernés » souligne-t-elle. « Ces permis sont acquis par des moyens de corruption par exemple, et à cause du manque de transparence dans l’attribution de ces permis », poursuit-elle.

Il faut que l’UE traite dans ses réformes de tous les types de permis d’exploitation forestière utilisés. Sinon, elles vont échouer et les forêts vont continuer de disparaitre, ajoute Mme Pardal.
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