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Global Witness dénonce des importations illicites de bois libérien en France


Les pays africains doivent se service de la nouvelle règlementation européenne pour protéger leurs forêts, estime Global Witness

Les pays africains doivent se service de la nouvelle règlementation européenne pour protéger leurs forêts, estime Global Witness

L’ONG Global Witness accuse deux sociétés allemandes, B & T Wood et Treemex, d'avoir chacune importé des grumes issues de concessions dont les permis d'exportation ont été gelés en août 2012 par le gouvernement libérien.

Ce bois illégal en provenance du Liberia aurait transité par le port de Nantes en février, affirme Global Witness, alors que les deux sociétés allemandes réfutent ces accusations.

« Le bois qui est au port de Nantes a des étiquettes qui indiquent clairement que ces grumes ont été abattus au titre d’un permis déclaré illégal par un comité d’enquête mis en place par la présidente libérienne », affirme Alexandra Pardal, chargée de campagne à Global Witness.


Contactée par Global Witness, la société B & T Wood aurait nié avoir importé le bois contesté, mais elle aurait confirmé, selon Mme Pardal, « avoir importé en France du bois libérien abattu en vertu du même type de permis de coupe au mois de septembre 2012 ou aux alentours ». Pour Global Witness, ce bois reste illégal.

Quant à Treemex, cette société « n’a pas répondu à nos lettres » ajoute Mme Pardal. Global Witness estime que c’est aux autorités françaises d’adopter des sanctions contre les importations illégales de bois.

« Il est important aussi pour la société civile dans les pays producteurs d’utiliser ce règlement européen pour arrêter le commerce illégal de bois qui menace les forêts dans leurs pays. La société civile dans les pays producteurs peut par exemple porter plainte auprès des autorités européennes et nous conseillons qu’elle le fasse pour responsabiliser les entreprises européennes » poursuit Mme Pardal.
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