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Un garçon de 11 ans arrêté au Nigeria pour risque d'attentat-suicide


Après une explosion à Kano, le 18 novembre 2015. (AP Photo/Muhammed Giginyu)

Après une explosion à Kano, le 18 novembre 2015. (AP Photo/Muhammed Giginyu)

Le garçon a été arrêté mardi dans le camp de Dalori, près de Maiduguri. Selon l'armée, il "figurait parmi quatre enfants entraînés pour des attentats-suicides par les terroristes de Boko Haram".

Un garçon de 11 ans a été arrêté au Nigeria dans un camp de déplacés victimes du conflit avec les islamistes de Boko Haram car il serait un "kamikaze potentiel" du groupe, a déclaré l'armée.

Le porte-parole militaire, le colonel Sani Usman, a précisé mercredi soir que l'armée avait arrêté mardi le garçon dans le camp de Dalori près de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno.

"L'enquête préliminaire a révélé que le suspect venait de la ville de Bama et figurait parmi quatre enfants entrainés pour des attentats suicides par les terroristes de Boko Haram", a-t-il détaillé dans un communiqué.

Le garçon a expliqué que les trois autres avaient déjà accompli leur mission en différents endroits. "Son boulot était de faire la même chose dans le camp" de Dalori, a ajouté le porte-parole.

Il n'a pas précisé où avaient eu lieu les trois attentats suicides, mais différentes attaques ont récemment été commises par des jeunes filles.

Boko Haram a de plus en plus recours depuis quelques mois à des kamikazes, en majorité des femmes ou filles, dans le nord-est du Nigeria, son fief, au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins où les islamistes frappent également.

Quatre adolescentes se sont fait exploser près de la ville de Fotokol, dans le nord du Cameroun le 21 novembre, faisant cinq morts.

Le 18 novembre, une fillette de 11 ans et une adolescente de 18 ans ont tué une quinzaine de personnes sur un marché de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria.

Selon le colonel Usman, le garçon de 11 ans figurait sur une liste de 100 membres présumés de Boko Haram les plus recherchés du Nigeria établie en octobre par l'armée.

Les camps de déplacés, comme les églises, marchés, mosquées, etc, offrent des cibles faciles d'attentats.

"Le garçon a aussi désigné un haut responsable de Boko Haram dans le camp" de Dalori, ce qui souligne le besoin de filtrer les déplacés, a ajouté le porte-parole militaire.

AFP

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