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Gabon : situation calme à Port-Gentil, l'opposition fait état d'arrestations


La police arrête une femme après avoir dispersé une manifestation à Libreville, au Gabon, 15 août 2012 (Archives).

La police arrête une femme après avoir dispersé une manifestation à Libreville, au Gabon, 15 août 2012 (Archives).

La capitale économique du Gabon, Port-Gentil, où des troubles post-électoraux avaient éclaté en 2009 et il y a trois semaines, était calme samedi matin après la validation de la réélection d'Ali Bongo dans la nuit, alors que l'opposition fait état de plusieurs arrestations dans ses rangs.

Comme à Libreville, la cité pétrolière n'a pas réagi après l'annonce dans la nuit de la validation de l'élection d'Ali Bongo face à son rival Jean Ping par la Cour constitutionnelle, d'après un correspondant de l'AFP sur place.

En revanche, des opposants ont fait état de plusieurs arrestations dans leur rang ces derniers jours à Port-Gentil.

Le président d'un parti rallié à Jean Ping, Féfé Onanga, "a été interpellé puis placé en garde à vue à la Brigade centre de la gendarmerie, à Port-Gentil, le 23 septembre 2016", avance le site Gabon review.

Par ailleurs, l'ancien secrétaire général du syndicat des salariés du pétrole (Onep), Guy-Roger Aurat Reteno, a été condamné la semaine dernière à 15 jours de prison ferme "pour distribution de tracts incitant à la révolte", selon un membre du bureau national de l'Onep qui a assisté à l'audience.

M. Aurat Reteno a été arrêté avec un autre militant, Guy-Roger Ndenguino, ajoute-t-on de même source.

Deux autres personnes - Jean-Hilaire Okawé et Steve Moukagni - ont été interpellées, soupçonnées d'être responsables d'incendie, d'après le Parti gabonais du progrès (PGP) interrogé par un correspondant de l'AFP.

Vendredi à Libreville, juste avant l'annonce de la Cour constitutionnelle, un cousin du chef de l'Etat rallié à Jean Ping, Léon-Paul Ngoulakia, a été interpellé et conduit en audition à la Direction générale des recherches (DGR), ont indiqué des sources concordantes, dont son avocat français Eric Moutet.

Avec AFP

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