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Gabon : le président démissionnaire de l'Assemblée nationale annonce sa candidature à la présidentielle


Le chef de l'Etat gabonais, Ali Bongo

Le chef de l'Etat gabonais, Ali Bongo

Guy Nzouba Ndama annonce, par la même occasion, son retrait du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.

Il a fait l’annonce officielle de sa "candidature à la présidentielle" prévue au second semestre 2016 au Gabon, mardi à Libreville, devant plusieurs centaines de sympathisants.

L'ancien patron de l'Assemblée se présentera face au président Ali Bongo Ondimba, candidat à un deuxième mandat.

L'ancien président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, et un ancien Premier ministre d'Ali Bongo, Raymond Ndong Sima, ont également annoncé leur candidature à la présidentielle.

Le scrutin à un seul tour, dont la date n'a pas été officiellement annoncée, devrait se tenir fin août, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources proches de la présidence.

La semaine dernière, M. Nzouba Ndama, suivi par neuf députés, avait démissionné avec fracas de ses fonctions pour protester notamment contre la destitution de trois parlementaires à l'origine d'une branche dissidente au sein du parti au pouvoir baptisée "PDG Héritage et Modernité".

Ce courant, qui rassemble une quinzaine de députés et d'anciens ministres dénonce "le bilan calamiteux" d'Ali Bongo depuis plusieurs mois.

M. Nzouba Ndama a estimé que malgré les espoirs suscités par le président lors de son élections en 2009, après la mort de son père, "une sorte d'asthénie s'est progressivement installée dans l'action" au détriment de la construction de routes, d'infrastructures de santé et d'éducation ou du développement de l'économie.

L'ancien président de l'Assemblée, qui avait à l'époque battu campagne pour le chef de l'Etat, a également tiré à boulets rouges contre des proches du président Ali Bongo.

Il les a accusés de "mépriser les faibles et les moins nantis par une exhibition indécente des signes extérieurs de richesse" et de "pratiquer des transferts immenses de capitaux vers d'autres pays qu'ils semblent aimer plus que le Gabon (...) simple vache laitière".

"On est fatigués du nom Bongo, libérez le pays!", ont scandé des sympathisants survoltés acclamant ses paroles.

Avec AFP

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