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Le président gabonais Ali Bongo Ondimba sera investi pour un second septennat mardi


Le président Ali Bongo Ondimba du Gabon, 10 novembre 2015.

Le président Ali Bongo Ondimba du Gabon, 10 novembre 2015.

Pour la seconde fois, le président gabonais Ali Bongo Ondimba sera investi mardi, trois jours après la validation de sa réélection par la Cour constitutionnelle.

L'investiture aura lieu au palais présidentiel du bord de mer, a précisé la présidence, sans donner aucune indication sur l'heure et la liste des invités.

"On ne prête pas serment à la hussarde en cachette", a ironisé Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, le porte-parole de Jean Ping, rival malheureux d'Ali Bongo à la présidentielle.

La Cour a validé l'élection d'Ali Bongo, 57 ans, en rejetant la requête de son rival Jean Ping, 73 ans. Celui-ci a dénoncé un "déni de droit" et continue de se proclamer "président élu".

Ali Bongo a été élu avec 172.990 voix (50,66%) devant Jean Ping (161.287 voix, 47,24%), selon la Cour.

Jean Ping avait annoncé qu'il recevrait à son domicile le corps diplomatique lundi après-midi, mais cette rencontre n'aura finalement pas eu lieu.

Les ambassadeurs ont eu un empêchement, a justifié son porte-parole.

Jean Ping avait lancé samedi un appel à la communauté internationale, sans préciser ce qu'il en attend, après avoir épuisé tous les recours légaux au Gabon.

La même communauté internationale a accueilli froidement la réélection d'Ali Bongo. Les observateurs électoraux de l'Union européenne ont sévèrement critiqué dimanche les travaux de la Cour, qui n'a pas rectifié selon eux les "évidentes anomalies" qu'ils ont constatées lors du scrutin à tour unique du 27 août.

"La France constate que l'examen des recours n'a pas permis de lever tous les doutes", selon son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

L'Union africaine (UA) et le Maroc ont "pris acte" de la décision de la Cour. Les Nations unies et les Etats-Unis ont "pris note".

En revanche les présidents sénégalais Macky Sall et camerounais Paul Biya ont félicité Ali Bongo pour sa réélection.

Dans une lettre envoyée lundi à son homologue gabonais, lue à la radio d'Etat camerounaise, M. Biya, 83 ans et au pouvoir depuis 1982, adresse à M. Bongo ses "vives et chaleureuses félicitations", et lui souhaite le "succès dans l'accomplissement de (son) nouveau mandat".

La lettre de félicitations de M. Sall avait été lue dimanche soir en ouverture du journal de 20h00 sur la chaîne publique Gabon Télévision.

La première proclamation de la victoire d'Ali Bongo le 31 août avait entraîné des manifestations, des émeutes, des morts et des centaines d'interpellations.

Avec AFP

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