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Gabon : Hollande dit "sa profonde inquiétude" et "condamne les violences"


Le président français François Hollande, à gauche, reçoit son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, à l'Elysée à Paris, France, 10 novembre 2015. (AP Photo / Francois Mori

Le président français François Hollande, à gauche, reçoit son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, à l'Elysée à Paris, France, 10 novembre 2015. (AP Photo / Francois Mori

Le président français condamne avec "la plus grande fermeté les violences et les pillages ainsi que les menaces et attaques portées contre les partisans des principaux candidats", indique un communiqué.

Le président François Hollande exprime, dans le texte, "sa profonde inquiétude" après une nuit de pillages et d'émeutes au Gabon, déclenchés par la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba.

Il "appelle toutes les parties à la retenue et à l'apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin", contestés par l'opposition.

Le centre de Libreville était quadrillé jeudi par les forces de l'ordre, notamment aux abords de l'Assemblée nationale, incendiée mercredi, et du QG du principal candidat de l'opposition Jean Ping, pris d'assaut dans la nuit, ont constaté les journalistes de l'AFP. Selon l'opposition, plusieurs centaines de militants ont été interpellés par les forces de l'ordre après l'assaut.

Des pillages étaient toujours en cours à la mi-journée dans des quartiers populaires de la capitale, selon la police. Aucun bilan officiel des violences n'a été publié mais Jean Ping a assuré que deux personnes avaient été tuées dans l'assaut de son QG.

A Paris, le porte-parole de l'Etat-major des armées a souligné que les quelque 450 soldats français au Gabon avaient reçu pour instruction "d'éviter un malentendu" et "donc de limiter les déplacements".

"Il y a de la tension au Gabon, c'est une affaire interne gabonaise", a ajouté le colonel Patrick Steiger, au cours d'une conférence de presse.

Comme l'opposition, l'Union européenne, la France et les Etats-Unis ont demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500).

"Des résultats ont été publiés hier. Il y a un doute sur leur sincérité", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault en réclamant "la publication des résultats, bureau par bureau".

Mercredi en fin d'après-midi, la commission électorale avait annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23%), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d'Ali.

Cet écart marginal représente une différence de 5.594 voix, sur un total de 627.805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d'à peine 1,8 million d'habitants.

Ali Bongo, 57 ans, devrait sa réélection à son score écrasant dans son fief familial, le Haut-Ogooué, où il aurait obtenu 95,46% pour plus de 99% de participation. Le taux de participation national était lui de 59,46%.

Quelque 14.000 ressortissants français vivent au Gabon, ancienne colonie française, selon le Quai d'Orsay, et des élus se sont inquiétés jeudi de leur sécurité.

Avec AFP

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