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Le directeur de cabinet du président Ali Bongo interpelé puis relâché à Paris


Le président français François Hollande et le président gabonais Ali Bongo à l'Elysée, Paris le 5 juillet 2012. (REUTERS/Mal Langsdon)

Le président français François Hollande et le président gabonais Ali Bongo à l'Elysée, Paris le 5 juillet 2012. (REUTERS/Mal Langsdon)

Maixent Accrombessi a été entendu lundi par la police judiciaire française pour corruption et blanchiment d'argent public étranger.

Maixent Accrombessi a été interpellé à Roissy par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières, alors qu’il s’apprêtait à quitter la capitale française.

Il a été relâché dans la soirée, selon son avocat Francis Szpiner, cité par l’Afp, ajoutant qu’il devait repartir au Gabon où il «continuera à exercer ses fonctions».

L’interpellation du directeur de cabinet d’Ali Bongo est survenue dans le cadre d’une enquête ouverte en 2007 par le parquet de Paris pour corruption et blanchiment d’argent public étranger.

Son immunité a été levée, selon le ministère des affaires étrangères français.

Lors de sa garde à vue à Nanterre, Maixent Accrombessi s’est expliqué sur un contrat de 2005 entre la société française Marck de confection d’uniformes militaires, et le ministère de l’intérieur gabonais, pour un montant de 7 millions d’Euros.

Une ancienne salariée de la compagnie qui était chargée de l’export à cette époque, a également été entendue par la police judiciaire.

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est un influent collaborateur du président Ali Bongo occupant le poste de la direction du cabinet présidentielle depuis 2009.

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