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Fusillade au sein du contingent des Casques bleus rwandais à Bangui


Une parade des casques bleus à Bangui, Centrafrique

Une parade des casques bleus à Bangui, Centrafrique

La Minusca annonce une enquête sur une fuisllade au cours de laquelle un soldat du contingent rwandais de la Mission de l'ONU en Centrafrique a tué quatre de ses frères d'armes et en a blessé dix, avant d'être abattu.

La fusillade a eu lieu samedi matin à l'état-major du Bataillon rwandais de la Minusca, dans le 5ème arrondissement de la capitale, dans le quartier Socatel M'Poko, près de l'aéroport.

"Au total, il y a dix blessés après un dernier décompte. Trois ont pu être opérés et se trouvent hors de danger à l'hôpital de la Minusca à Bangui. Cependant, sept autres sont transférés à Entebbe en Ouganda pour des soin appropriés", a déclaré une source militaire proche de la Minusca.

Selon Kigali, il s'agirait d'un acte "terroriste". "Les enquêtes indiquent pour le moment une motivation terroriste à cet acte déplorable", a indiqué dimanche un communiqué de l'armée publié à Kigali, sans autres précisions.

L’enquête de la Minusca vise à "déterminer les circonstances et le mobile de cet incident inédit depuis la création de la Mission en avril 2014".

En décembre 2013, des échanges de tirs avaient opposé soldats tchadiens et burundais de la force africaine de maintien de la paix (Misca, depuis remplacée par la Minusca), sans faire de victime.

Les soldats rwandais sont présents en trois lieux névralgiques de la capitale centrafricaine: près de l'aéroport, autour de la résidence de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, et au PK 12, l'entrée nord de la ville, lieu d'affrontements pendant les violences de 2013 et 2014.

La Minusca, qui compte actuellement 10.800 hommes, comprend des contingents du Burundi, du Cameroun, du Congo, de RD-Congo, de Guinée Equatoriale, du Gabon, du Rwanda, du Maroc, du Sénégal, du Pakistan, et d'Indonésie, appuyés par la force française Sangaris déployée fin 2013 pour enrayer les massacres entre communautés chrétiennes et musulmanes.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par l'intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

Avec AFP

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