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Fusillade à Tunis: au moins sept morts et prise d'otages


(Reuters)

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Selon le ministère tunisien de l'Intérieur, la prise d'otages se poursuit.

TUNIS (Reuters) - Des assaillants ont attaqué mercredi à Tunis le musée national du Bardo, tout près du parlement, tuant au moins sept touristes et un Tunisien et prenant d'autres visiteurs en otages, a déclaré un responsable gouvernemental. Les forces de sécurité encerclent actuellement au moins deux individus retranchés avec des otages dans le musée du Bardo, site prisé des visiteurs étrangers, a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Des échanges de tirs ont éclaté tout d'abord dans l'enceinte du parlement à la mi-journée, a rapporté l'agence de presse tunisienne TAP, et, selon des témoins, les policiers se sont déployés pour tenter de faire évacuer les lieux. Les télévisions ont montré des touristes étrangers courant pour se mettre à l'abri, sous la protection des forces de sécurité.

A Rome, un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères a déclaré que deux Italiens avaient été blessés dans l'attaque, mais l'on ignore s'ils sont au nombre des otages ou non. Une centaine de visiteurs italiens se trouvaient sur les lieux lors de l'attaque et ont pu être évacués en lieu sûr par la police tunisienne. Les autorités tunisiennes n'ont pas donné de précision sur la nationalité des personnes retenues en otages. S'il était bel et bien confirmé que des étrangers ont été tués, l'attaque de mercredi serait l'attentat le plus meurtrier en Tunisie visant des touristes depuis l'attentat suicide contre une synagogue de l'île de Djerba, le 11 avril 2002.

Revendiqué par Al Qaïda, il avait fait 21 morts, pour la plupart des touristes allemands ou français. Plusieurs organisations extrémistes sont apparues en Tunisie depuis la "révolution du jasmin" qui a renversé le régime du président Zine ben Ali en 2011, parmi lesquelles Ansar al Charia, qui figure sur la liste des organisations terroristes établie par les Etats-Unis.

Les autorités de Tunis estiment à 3.000 le nombre de Tunisiens qui ont par ailleurs rejoint les rangs des djihadistes en Irak et en Syrie. Certains d'entre eux sont rentrés au pays, faisant craindre au gouvernement des attaques sur le sol tunisien.

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