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Freedom House: l’accès aux média libres, très limité en Afrique subsaharienne


La liberté de la presse en Afrique subsaharienne, selon Freedom House

La liberté de la presse en Afrique subsaharienne, selon Freedom House

Le constat dressé par l’édition 2014 du rapport sur la liberté de la presse de l’institut Freedom House (« Freedom of the Press 2014 ») est sombre. Elle a perdu tellement de terrain en 2013 qu’une seule personne sur six à travers le monde avait accès à des média qualifiés de « libres », selon l’ONG.

Seulement 3 % de l’Afrique subsaharienne a accès à des média « libres », selon Freedom House.

Des conflits tels que le coup d'Etat en République centrafricaine (RCA), et l'attentat terroriste contre le centre commercial Westgate au Kenya, illustrent la montée de la violence et les pressions contre la presse à travers le continent.

Par ailleurs, la corruption suscite de vives préoccupations en Ouganda, où un journal a été brièvement fermé. Mais selon Freedom House, il y a plus.

« Pratiquement toutes les autres régions du monde ont enregistré un déclin. Mais en Afrique, la situation est restée globalement la même et il y eu quand même des points positifs, je dirais, dans un certain nombre de pays en Afrique de l'Ouest et en Afrique du Sud », explique Karin Karlekar de Freedom House.

Freedom House note également l’adoption de meilleures lois sur la presse, et la multiplication des organes de presse.

Il n’empêche que dans l'ensemble, seulement 3 % des habitants de l’Afrique subsaharienne ont accès aux média « libres ». Quatorze pour cent ont accès à des média « partiellement libres », et 41 % vivent dans des pays où les médias ne sont « pas libres ».
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