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François Hollande et Thomas Boni Yayi appellent à la fin des violences au Burundi


Le président béninois Boni Yayi se rend à la COP21, le 30 novembre à Paris. (Loic Venance/Pool Photo via AP)

Le président béninois Boni Yayi se rend à la COP21, le 30 novembre à Paris. (Loic Venance/Pool Photo via AP)

Le président béninois s'est entretenu avec son homologue français à l'Elysée, lundi. Ils ont demandé au Burundi d'"accepter de dialoguer avec ses opposants sans condition préalable".

Les présidents français et béninois François Hollande et Thomas Boni Yayi ont "conjointement appelé" lundi leur homologue burundais Pierre Nkurunziza "à mettre fin aux violences dans son pays", a indiqué l'Elysée.

Les deux chefs d'Etat "ont conjointement appelé le président du Burundi à mettre fin aux violences dans son pays et à accepter de dialoguer avec ses opposants sans condition préalable", a déclaré la présidence française dans un communiqué, à l'issue de leur entretien.

François Hollande a exprimé à Thomas Boni Yayi "ses félicitations pour ses deux mandats à la tête de la République du Bénin et a souligné la vitalité de la démocratie béninoise", toujours selon la présidence française.

Il a cependant exprimé aussi "le souhait que les élections présidentielles de fin février se passent dans les meilleures conditions", a-t-elle poursuivi alors que son homologue béninois, élu pour la première fois en avril 2006 à la tête de son pays et réélu cinq ans plus tard, s'est engagé à quitter le pouvoir à l'issue de ces deux mandats.

"Tout se passe bien, (...) la campagne électorale se déroule très bien, conformément à la tradition démocratique du Bénin", a affirmé pour sa part Thomas Boni Yayi sur le perron de l'Elysée, assurant que "l'Afrique démocratique est en marche".

Les deux chefs de l'Etat ont par ailleurs "marqué leur mobilisation pour lutter contre les groupes terroristes en Afrique de l'Ouest", selon l'Elysée.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril 2015 du président Pierre Nkurunziza - réélu en juillet - à un troisième mandat. Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise, qui a poussé 230.000 personnes à l'exil.

AFP

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