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Un enseignant juif blessé par un adolescent d’une machette à Marseille


Des soldats français patrouillent à proximité du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à Marseille, en France, où la sécurité a été accrue après les attaques meurtrières de vendredi dernier à Paris 20 novembre 2015.

Des soldats français patrouillent à proximité du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à Marseille, en France, où la sécurité a été accrue après les attaques meurtrières de vendredi dernier à Paris 20 novembre 2015.

L'auteur a laissé l'arme sur place puis est parti en courant, avant d'être interpellé dix minutes plus tard par la police.

Selon des témoins, un jeune homme né en 2000 a attaqué a porté des coups à la victime, un professeur de 35 ans enseignant à l'Institut franco-hébraïque.

La victime a été blessée au dos et à la main, indique une source policière. Et, l’adolescent armé d'une machette a revendiqué le geste antisémite.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé une "révoltante agression antisémite" sur son compte Twitter.

Une enquête pour "tentative d'assassinat à raison de la religion" et "apologie du terrorisme" a été ouverte par le parquet de Marseille, a-t-on appris de source judiciaire.

"Il s'agit d'un individu très excité, mais qui revendique clairement son acte, qu'on peut qualifier d'antisémite", a indiqué une source proche du dossier. Une autre source proche du dossier avait indiqué dans un premier temps que "l'individu ne semblait pas jouir de toutes ses facultés".

"L'agresseur a clairement revendiqué son acte au nom de l'islam et de sa haine des Juifs", a souligné de son côté la présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Marseille, Michèle Teboul. "L'enseignant a été frappé à coups de machette. Il s'est défendu et a poursuivi son assaillant sur 50 mètres, mettant en fuite son agresseur", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

"C'est un acte clairement antisémite, un acte grave commis a quelques dizaines de mètres de cette école" juive, a expliqué le préfet de police du département des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez.

L'adolescent "a été interrogé longuement par les services de police. Il a toutes ses facultés mentales, il n'est pas fou", a réagi Zvi Ammar, le président du consistoire israélite de Marseille.

Selon M. Ammar, "un second couteau de 18 cm" a été trouvé sur lui. "Quand il a commencé à agresser, il a prononcé le mot Allah akbar (Dieu est grand, en arabe, ndlr) (...) et pendant l'enquête ce monsieur dit haut et fort qu'il a fait ça au nom de l'islam", a-t-il poursuivi.

Le maire de ce quartier où habite une importante communauté juive, Lionel Royer-Perreaut, a réclamé "une présence policière et ou militaire beaucoup plus importante pour rassurer la population" dans une ville qui compte une communauté juive de quelque 70.000 personnes, selon le Crif.

Cette agression intervient moins de deux mois après celle d'un autre enseignant juif, à l'aide d'un couteau, dans le nord de Marseille.

Le préfet qui s'est rendu dans l'établissement, a tenu à marquer toute la "solidarité" de l'État et sa "détermination à assurer la protection des sites" notamment les écoles juives qui bénéficient déjà de gardes statiques à l'entrée et à la sortie des élèves.

Depuis les attentats jihadistes de janvier 2015, contre des journalistes, des juifs et des policiers, plus de 700 synagogues, écoles juives, centres communautaires sont protégés par l'armée ou la police.

Avec AFP

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