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France/présidentielle : Sarkozy pas encore candidat, mais il a déjà son programme


Nicolas Sarkozy, ancien président français et chef du parti conservateur "Les républicains", monte dans sa voiture après une rencontre avec le président français François Hollande à l'Elysée, à Paris, 22 janvier 2016. (AP Photo / Christophe Ena)

Nicolas Sarkozy, ancien président français et chef du parti conservateur "Les républicains", monte dans sa voiture après une rencontre avec le président français François Hollande à l'Elysée, à Paris, 22 janvier 2016. (AP Photo / Christophe Ena)

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a fait adopter samedi par les instances de son parti, Les Républicains (LR), son projet en vue de la présidentielle de 2017 pour laquelle il tarde à se déclarer.

M. Sarkozy, qui devrait officialiser fin août sa candidature à la primaire de la droite prévue pour les 20 et 27 novembre, a mis à profit ses fonctions de président de LR pour populariser et faire plébisciter par la base ses propres orientations pour 2017.

Elles deviennent officiellement celles de ce parti après leur adoption à main levée à la quasi-unanimité par le millier de délégués au Conseil national réuni à Paris. Seuls 14 ont voté contre.

Mais les adversaires de M. Sarkozy à la primaire, qui préparent leur propre projet, ont d'ores et déjà dit "ne pas se sentir du tout concernés" par ce texte et la plupart n'ont pas participé au vote.

L'ancien Premier ministre et ex-chef de la diplomatie Alain Juppé, favori des sondages, est parti avant le vote, et un autre adversaire potentiel de Nicolas Sarkozy, son ancien Premier ministre François Fillon, n'était pas encore arrivé. Quant à un autre poids lourd, Bruno Le Maire, il n'avait pas fait le déplacement.

Le projet affirme notamment la nécessité de rétablir "l'autorité de l'Etat" après la présidence du socialiste François Hollande et de défendre "l'identité nationale", et promet une "refondation" de l'espace Schengen et une "baisse simultanée des impôts et du déficit public".

La primaire sera "le temps de la concurrence entre fortes personnalités", avec une seule "limite", celle de "l'unité de la famille politique", a déclaré Nicolas Sarkozy à la clôture du Conseil national.

Il faudra "donner le maximum : je sais faire. Et je suis sûr que d'autres sauront faire", a également dit M. Sarkozy, confirmant à mots à peine couverts qu'il sera bien candidat à cette primaire.

Après avoir été nettement devancé dans les sondages par Alain Juppé, Nicolas Sarkozy a repris l'avantage parmi les sympathisants de son parti en vue de la primaire. M. Juppé reste cependant le seul en mesure de devancer la candidate d'extrême droite Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, selon plusieurs sondages.

La popularité de François Hollande est de son côté à son plus bas niveau, avec 12% seulement des Français qui lui font confiance. Le Parti socialiste a prévu une primaire pour janvier, quatre mois avant la présidentielle. Un candidat s'est par ailleurs déjà déclaré à l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait recueilli 11% des voix en 2012.

Avec AFP

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