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France : policier tué, le meurtrier présumé avait été condamné pour participation à une filière djihadiste (sources concordantes)


Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'adressant à la presse à l'Elysée le 14 juin 2016, au lendemain du meurtre d'un policier dans les Yvelines.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'adressant à la presse à l'Elysée le 14 juin 2016, au lendemain du meurtre d'un policier dans les Yvelines.

Le meurtrier présumé d'un policier lundi soir dans la région parisienne était un homme de 25 ans, Larossi Abballa, condamné en 2013 pour participation à une filière djihadiste entre la France et le Pakistan, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Jugé avec sept autres prévenus, il avait été condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes", a-t-on appris de source proche du dossier.

L'homme, qui a été abattu par la police, était originaire de Mantes-la-Jolie, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Paris.

Des perquisitions étaient en cours mardi matin.

Le meurtrier présumé a tué lundi soir un policier habillé en civil, devant chez lui, avant de se retrancher au domicile de sa victime à Magnanville (région parisienne) et d'être abattu lors d'un assaut de la police. Dans la maison, les policiers ont découvert le corps de sa compagne, secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, et retrouvé le fils du couple, âgé de trois ans, "choqué et indemne".

Selon des sources policières, l'homme "s'est revendiqué du groupe jihadiste" durant les négociations avec les policiers. Des témoins ont également rapporté aux enquêteurs qu'il aurait crié "Allah akbar" en attaquant le policier.

Quelques heures après, l'agence Amaq liée au groupe djihadiste a affirmé qu'un "combattant de l'Etat islamique" (EI) avait tué le couple près de Paris, selon le centre américain de surveillance de sites djihadistes SITE.

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte pour "assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", "tentatives d'assassinats sur mineur de 15 ans en relation avec une entreprise terroriste", "séquestration sans libération volontaire en relation avec une entreprise terroriste" et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes", a précisé une source judiciaire.

Une réunion à la présidence entre le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls, les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, s'est tenue mardi matin. Le président avait affirmé dans la nuit que "toute la lumière serait faite" sur "la nature exacte" de "ce drame abominable".

Avec AFP

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