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Tchad : l’avenir de la force Epervier en discussion


Le président tchadien Idriss Déby Itno (Archives)

Le président tchadien Idriss Déby Itno (Archives)

L’année dernière, le président tchadien Idriss Déby Itno avait évoqué une révision de l’accord de siège entre Epervier et le Tchad, accusant l’armée française de ne rien payer pour ses installations.

L’avenir de la force française Epervier déployée au Tchad fait l’objet d’une réflexion entre Paris et N’Djaména, a fait savoir, mercredi, le ministère français des Affaires étrangères. Epervier, qui dispose de 950 hommes et d’avions de chasse, avait été déployée en 1986 suite à une offensive des forces libyennes au Tchad.

L’année dernière, le président tchadien Idriss Déby Itno avait évoqué une révision de l’accord de siège entre Epervier et le Tchad, accusant l’armée française de ne rien payer pour ses installations. Contacté par Timothée Donangmaye, le politologue Gilbert Maoundonodji, professeur de droit public à l’université du Tchad, à N’Djaména, explique que les choses ont beaucoup évolué au Tchad et dans la région.

La menace que constituait la Libye pour le Tchad n’existe plus, a souligné M. Maoundonodji. « La Libye et le Tchad son seulement des pays alliés, mais des pays amis, et donc, du coup, cette menace a disparu », a-t-il expliqué. Gilbert Maoundonodji a également relevé la normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, ainsi que la fin des activités des groupes hostiles aux deux régimes comme autant d’éléments qui amènent Paris et N’Djaména a revoir le rôle de la force Epervier.

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