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EXCLUSIF: Moussa Dadis Camara dit ne pas vouloir entraver « le processus de démocratisation » en Guinée


Le capitaine Moussa Dadis Camara

Le capitaine Moussa Dadis Camara

« C’est la raison qui a fait que, quand j’ai perdu mon garçon, ce n’est pas par plaisir que je suis resté », a déclaré le capitaine Camara, ajoutant : « La raison fondamental était d’éviter aussi d’autres problèmes qui pouvaient entraver le processus de démocratisation. »

Le président intérimaire guinéen, le général Sékouba Konaté, a rendu visite, jeudi, au capitaine Moussa Dadis Camara en convalescence à Ouagadougou depuis sa sortie d’hôpital à Rabat. Ce dernier avait été victime, on se rappelle, d’une tentative d’assassinat par son proche collaborateur, Toumba Diakité, qui est toujours en cavale.

Selon le capitaine Camara, le général Konaté, le ministre des Affaires étrangères, celui des Affaires religieuses et le ministre secrétaire général à la présidence étaient venus dans la capitale burkinabé lui adresser leurs condoléances à la suite du décès de son fils.

Il assure jouir d’une bonne santé. « Je ne me plains pas », a-t-il lancé dans une interview exclusive au service francophone de la VOA.

(Photo d'archives)

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Le capitaine Dadis Camara s’est refusé à tout commentaire sur la tentative d’assassinat dans laquelle il a avait été grièvement blessé à Conakry, et qui avait nécessité son évacuation médicale au Maroc. « Le simple fait que, aussi, j’ai accepté… la communauté internationale pour voir très clairement tout ce qui s’est passé… et c’est là où ceux qui ont voulu attenté à ma vie n’étaient pas à l’aise », a-t-il expliqué.

Le capitaine Camara affirme avoir librement choisi de s’installer à Ouagadougou et de passer la main au général Konaté. « Je ne voudrais pas vraiment que le processus de démocratisation soit entravé, et donc j’ai accepté par conviction, par amour par rapport à la nation », a-t-il assuré.

« C’est la raison qui a fait que, quand j’ai perdu mon garçon, ce n’est pas par plaisir que je suis resté », a déclaré le capitaine Camara, ajoutant : « La raison fondamental était d’éviter aussi d’autres problèmes qui pouvaient entraver le processus de démocratisation. »

( Photo d'Archives)

( Photo d'Archives)

Interrogé sur sa préférence en ce qui concerne les deux candidats au deuxième tour de la présidentielle en Guinée, le capitaine Camara s’est dit neutre. « Les Guinéens n’aimeront pas, et la communauté internationale également, si j’affiche une position pour dire que c’est tel leader… à ce moment, j’aurais (…) complètement violé les principes de la démocratie et de la communauté internationale », a-t-il souligné.

Le capitaine Moussa Dadis Camara a invité les deux candidats et les Guinéens à s’accepter car, dit-il, « ils n’ont pas intérêt effectivement à s’opposer entre eux. »

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