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Les Brésiliens en ballotage défavorable au football


Le Brésilien Neymar, à gauche, joue contre l'Américain DeAndre Yedin, lors d'une amicale, le 8 septembre 2015 à Foxborough, Massachusetts.

Le Brésilien Neymar, à gauche, joue contre l'Américain DeAndre Yedin, lors d'une amicale, le 8 septembre 2015 à Foxborough, Massachusetts.

Le Brésil de Neymar est dos au mur, celui de la honte, car il doit battre le Danemark mercredi à Salvador (jeudi 01h00 GMT) pour être sûr d'éviter une incroyable élimination dès le premier tour des JO-2016.

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Neymar, un des trois joueurs hors classe d'âge du groupe, a voulu disputer les Jeux cariocas pour garnir la vitrine du foot brésilien d'un premier titre olympique.

Mais pendant que c'est l'autre capitaine et N.10 du Brésil, Marta, qui fait honneur au +jogo bonito+ (beau jeu) chez les dames, et alors que le foot masculin va de désastre en fiasco depuis le Mondial-2014, la star barcelonaise est attendue au tournant, sous énorme pression.

L'ambiance est électrique autour de la "seleçao olimpica" après deux 0-0 contre l'Afrique du Sud et l'Irak, pourtant sur le papier les deux équipes les moins redoutables du groupe A.

Le Brésil affronte désormais les Danois, leaders de la poule. Une victoire le qualifierait. Une défaite l'éliminerait. Un nul, et son sort serait indexé au résultat du match entre Irakiens et Sud-Africains, disputé en même temps à Sao Paulo.

Et, fait cocasse, si les deux rencontres s'achèvent sur le même score, c'est-à-dire avec une égalité parfaite au classement entre Brésil et Irak, un tirage au sort devra les départager...

Le précédent portugais

Les belles histoires qui étaient mal parties sont cependant légion. "Le Portugal a bien remporté l'Euro après avoir concédé deux nuls lors de ses premiers matches", a ainsi noté l'attaquant Gabriel Jesus.

Les joueurs de Rogerio Micale connaîtront-ils le déclic? Ce n'est pas le jeu qui coince: les occasions, ils s'en procurent, et en pagaille. En deux matches, ils ont tenté la bagatelle de 41 tirs, dont seulement 13 cadrés, et donc aucun transformé en but.

"Nous sommes nerveux et voulons tellement marquer que ça nous fait perdre nos moyens. Après, nous perdons toute confiance", explique le milieu Renato Augusto. La fébrilité croît à mesure que les minutes caressent les zéros du tableau d'affichage.

Autour de Neymar, les deux Gabriel de 19 ans sont également attendus. Gabriel Jesus a pour l'heure peu montré sa créativité, celle déployée à Palmeiras et qui a poussé Manchester City à le recruter contre 32 millions d'euros estimés.

Convoité par d'autres grands clubs européens, Gabigol, moins discret dans le jeu, n'a toujours pas fait valoir son instinct de buteur qui excelle à Santos.

Les Danois, eux, n'ont besoin que d'un nul pour assurer leur qualification, et pourraient donc se barricader dans leur surface. Charge à Neymar de casser la baraque.

Avec AFP

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