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Flambée des prix des denrées alimentaires au Tchad pendant le Ramadan


Des condiments et crudités étalés à même le sol à l'entrée sud du grand marché de la capitale, Ndjamena, Tchad, le 9 juin 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

Des condiments et crudités étalés à même le sol à l'entrée sud du grand marché de la capitale, Ndjamena, Tchad, le 9 juin 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

Les musulmans du Tchad, à l'instar des autres du monde observent le jeune du ramadan. À N'Djamena, pendant ce mois saint, les prix des denrées de première nécessité passent du simple au double sur les marchés de la capitale. La correspondance d'André Kodmadjingar.

Le marché central de la capitale est pris d’assaut tous les jours à partir de 8 heures par les commerçants et petits vendeurs des denrées de première nécessité.

Même si certains produits alimentaires, notamment les crudités, sont étalés à même le sol, les clients se bousculent pour s’en procurer afin d’assurer leur repas quotidien.

Mais ils sont surpris de constater la hausse vertigineuse des prix en ce mois de ramadan.

Pour le secrétaire général de l’Association pour la Défense des droits de consommateurs, Daouda El-Hadj Adam, la spéculation des prix des produits alimentaires pendant la période de ramadan n’est pas propre au Tchad.

"Les fidèles musulmans, les consommateurs doublent ou triplent leur consommation", explique-t-il.

Hausses des prix du gaz

C’est également durant cette période que le gaz butane de 6 kilos, subventionnés par l’Etat tchadien, se raréfie dans les magasins des revendeurs.

Selon les marqueteurs, l’Etat n’a pas payé sa subvention depuis huit mois. La subvention est estimée à environ huit milliards de francs FCFA. Quelques rares revendeurs, qui ont fait le stock, font de la surenchère.

Le président du Collectif tchadien contre la vie chère Dingamnayal Nely Versinis, s’insurge contre les commerçants véreux qui continuent à s’enrichir sur le dos des consommateurs en imposant de façon exagérés, les prix des denrées de première nécessité dont le gaz butane.

Il demande au gouvernement de prendre ses responsabilités : "Nous interpellons le gouvernement public qui est complice avec les commerçants".

Passé ce délai son organisation usera des moyens légaux pour défendre le droit des consommateurs.

Contactés par VOA Afrique, les responsables de la direction de la concurrence et de contrôle des prix du ministère du commerce opposent un refus poli.

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