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Fini le "camping", la Grèce reprend ses négociations avec ses créanciers UE-FMI


Des manifestants s'agenouent devant le drapeau grec à Athènes, Grèce, le 29 juin 2015.

Des manifestants s'agenouent devant le drapeau grec à Athènes, Grèce, le 29 juin 2015.

Prié par la zone euro de "ranger le matériel de camping" après un été sans avancée, le gouvernement grec entame lundi un nouveau round de négociations avec ses créanciers, UE et FMI, axé sur l'accélération des privatisations.

Les discussions devaient reprendre dans l'après-midi avec le quartet de responsables représentant les bailleurs de fond, a indiqué le ministère des Finances. Ces rendez-vous porteront sur la lutte contre la corruption et le nouveau fonds de privatisation réclamé au pays, baptisé "super-fonds" par les Grecs.

L'objectif des réunions est de décrocher un accord sur 15 mesures demandées à Athènes pour débloquer d'ici fin septembre le versement d'une tranche de 2,8 milliards d'euros de prêts restée en souffrance depuis juin.

Les grands argentiers de la zone euro ont affiché vendredi leur impatience face aux retards pris selon eux par le pays.

"La pression est de retour. Nous avons vraiment besoin de progresser. L'été est terminé. Il faut ranger le matériel de camping", a prévenu leur chef de file, Jeroen Dijsselbloem.

Athènes devra surtout donner des gages sur la libéralisation de pans entiers de l'économie (énergie, eau....), et l'accélération des privatisations dont le nouveau fonds est censé être le garant.

La Grèce s'affirme déterminée à conclure rapidement les négociations, pour ouvrir la voie à la mise en oeuvre des premières mesures à court terme d'allègement de la dette publique du pays convenues avec ses créanciers en mai.

Un règlement sur la dette doit, aux yeux du gouvernement grec de gauche radicale, justifier la prorogation de l'austérité, acceptée pour éviter à la Grèce d'être exclue de la zone euro.

Dans ce contexte, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a de nouveau dénoncé dimanche le "désaccord constant entre les institutions européennes et le FMI" entravant selon lui une sortie de crise du pays.

Avec AFP

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