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Info VOA : fin de la grève des contrôleurs aériens à Niamey


Tour de contrôle de l'aéroport de Niamey, le 27 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)

Tour de contrôle de l'aéroport de Niamey, le 27 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)

La justice nigérienne a déclaré illégale la grève des contrôleurs aériens, d'où la reprise du travail à l'aéroport de Niamey samedi après une semaine de paralysie.

C'est un conflit social qui était passé presque inaperçu en dehors du Niger à cause des élections. Pourtant depuis une semaine, les voyageurs internationaux ne pouvaient quitter le Niger ni se rendre dans le pays par voie aérienne.

En cause : la grève des aiguilleurs du ciel nigériens qui réclamaient des embauches et de meilleures conditions de travail à leur employeur, l'Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar). Le personnel dénonce notamment le sous-effectif avec 37 contrôleurs opérationnels au lieu de 86.

Un nouveau préavis de grève jusqu’au 3 mars a été déclaré illégal par la justice nigérienne. Les aiguilleurs du ciel ont donc repris le travail ce samedi 27 février.

Sur VOA Afrique, Ousseini Fattaou, le secrétaire général du syndicat des contrôleurs aériens du Niger, confirme que "tout est rentre dans l’ordre". "Nous avons repris le travail et l’aéroport fonctionne normalement 24 heures sur 24. Nous voulons ramener la sérénité et donner une chance aux négociations."

Le médiateur de la République du Niger s'est saisi du dossier.

De son côté, l'Ascena a décidé de sursoir à la sanction infligée à huit contrôleurs. Mais Ousseini Fattaou prévient déjà qu’en cas d’échec de la médiation, les aiguilleurs du ciel "reprendront le combat".

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